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Par: Adel Rochdy

Le mois saint du Ramadan est très attendu par les musulmans du monde entier chaque année. Paradoxalement, c’est au cours de ce mois où le musulman doit s’abstenir de manger et boire du lever au coucher du soleil, que la consommation des ménages augmente.
Tout commence par l’approvisionnement.
Les familles musulmanes ont pour habitude, largement partagée, de s’approvisionner en achetant à l’avance tout ce dont elles auront besoin pour la cuisine essentiellement. À la rupture du jeun, les tables sont bien garnies et plusieurs plats sont servis.
Les veillées ramadanesques ne se conçoivent pas sans les traditionnelles pâtisseries à base d’amendes, de noisettes et de pistaches. Leur préparation nécessite un investissement important au prix où se vendent ces fruits secs.
Pour satisfaire ces besoins incontournables des citoyens, l’État se trouve dans l’obligation d’alimenter les marchés et de prévoir à l’avance une grande production ou l’importation des produits alimentaires : viandes, lait, œufs, boissons gazeuses etc.
L’effort financier de l’État est ainsi sérieusement engagé en prévision du mois saint.
La frénésie de la consommation connaît son apogée. Si le Ramadan permet d’augmenter substantiellement le chiffre d’affaire des commerçants, il vide cependant le porte monnaie des ménages.
L’offre et la demande ne sont pas en fin de compte aussi équilibrés au cours du mois saint. Cette situation révèle des imperfections du système économique avec notamment la spéculation et le monopole sur certains biens de consommation.
L’impact sur les prix qui flambent au cours du mois saint en est le résultat logique.
Malgré une société civile agissante et relativement structurée, les Tunisiens, par exemple, ne semblent pas trouver solution à cet état de fait résiduel. L’État non plus d’ailleurs, malgré les interventions des brigades de contrôle des prix.
Le ramadan n’implique pas seulement un impact économique sur la consommation, il a, de l’avis des spécialistes, une incidence sur la productivité en général, dans la mesure où le rendement des travailleurs à jeun ne peut être le même que durant le reste de l’année.
Chez les travailleurs manuels ou intellectuels le rendement baisse, mais cela fait des siècles que les musulmans font avec.
Mais le ramadan rend service aussi aux pays où vivent d’importantes communautés musulmanes. La consommation des ménages musulmans se multiplie par trois faisant le bonheur des commerçants et offrant un bol d’oxygène aux économies nationales.
Le Ramadan, évènement religieux, constitue bel et bien un marché juteux dans des pays ou les familles consacrent une bonne moitié de leurs revenus à l’achat des produits alimentaires.
Les Marocains dépensent plus et travaillent moins pendant le Ramadan.
… plusLe Ramadan est un mois de jeûne et de culte… plus
Vos commentaires
commentsAnonyme Il y a 7 mois
si le ramadhan est un stimulus de la consommation et un inibiteur de la productivite il est urgent d adapter le systeme economique a l usage du jeun.pour cela les pays musulmans doivent etre en conge paye obligatoire durant ce mois sacre.ceci dit le conge annuel des musulmans doit etre une obligation pour tout musulman durant le mois de ramadhan.ce mois sacre ou le sacrifice du jeun est aussi un sacrifice du conge pour l interet economique de la cmmunaute. signe ABDELHAK EL DJAZAIRI
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