Les échecs locaux conduisent les petits groupes vers AQMI

Bakari Par: Bakari Gueye

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Le terrorisme est devenu la préoccupation majeure de tous les États du monde.

Cette réalité s’est subitement imposée après les attentats du 11 septembre qui ont constitué l’onde de choc ayant fini par convaincre les plus sceptiques. Depuis cette date, les attentats terroristes ont redoublé d’intensité et le monstre n’a cessé d’étendre ses tentacules.

On est sorti de la logique des groupes structurés à revendication explicite et politique pour voir apparaître une nouvelle génération de combattants transnationaux issus des écoles d’Afghanistan et de la frontière pakistanaise aux mots d’ordres génériques et flous.

Cette nouvelle guerre sans merci a été déclarée par un groupe de personnes déterminé non pas à une société particulière, mais aux individus.

Toute personne qui ne partage pas les “valeurs” du groupe est ciblée.

La défaite des mouvements islamistes révolutionnaires sur le plan territorial/national les a poussé à se mondialiser.

La lutte engagée depuis le début des années 1980 par un certain nombre de groupes à l’imitation de la révolution iranienne – des groupes radicaux en Tunisie et en Libye, GIA et autres en Algérie, à la Salafiya Jihadiya au Maroc – s’est globalement soldée par un échec cinglant.

Cette défaite locale a conduit les survivants de ces mouvements à se regrouper sous la bannière d’al-Qaïda.

Les nouveaux terroristes, notamment les militants de l’islam radical, se recrutent désormais dans les universités scientifiques et techniques du monde arabo-musulman et occidentales, notamment chez les immigrés mal dans leur peau.

Aujourd’hui, une organisation comme al-Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI) qui fait beaucoup parler d’elle est constituée par un agrégat de groupuscules hétéroclites aux origines diverses, comme Boko Haram du Nigéria et le Mouvement des fils du Sahara pour la justice islamique (MSJI) en Algérie.

Toutefois, l’allégeance à al-Qaïda semble plus qu’une question de commodité. Le Mouvement pour l’Unicité et le Jihad en Afrique de l’Ouest (MUJAO), par exemple, a émergé après avoir déserté AQMI.

Entretemps, le dernier allié d’al-Qaïda – le groupe islamiste Ansar Edine du Mali – insiste que son objectif est la charia, et non le terrorisme international.

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