Service de Magharebia
Par: Rachid Jankari

La cybercriminalité est devenue au Maroc partie intégrante du quotidien des personnes, des entreprises et des organismes publics.
Chaque jour, les sites d’information et les réseaux sociaux révèlent des attaques de comptes personnels en ligne, de sites web d’entreprises et des infiltrations dans les systèmes d’information des organismes publics.
La multiplication des attaques est, certainement, un signe de degré de maturité des systèmes d’information du secteur privé et public et un indicateur de la croissance soutenue de la pénétration des technologies de l’information auprès du grand public.
En réponse à la croissance de la cybercriminalité, et pour assister les citoyens et les opérateurs stratégiques à faire face aux problématiques de la sécurité des réseaux et des
systèmes d’information, le gouvernement a mis en place une stratégie de “confiance numérique”.
Le nouveau “Ma-CERT” (Computer Emergency Response Team) vise à répondre aux incidents de sécurité informatique, à coordonner ces réponses au niveau national, et à proposer divers services portant sur l’analyse des vulnérabilités et la restauration des systèmes attaqués.
Sur le plan opérationnel, cette nouvelle structure de cyber-sécurité publique cible trois axes prioritaires : le gouvernement, l’administration et le secteur public.
Le Maroc a également mis à niveau son arsenal juridique pour mieux assurer les utilisateurs des technologies de l’information. Pour assurer le respect des dispositions de cette nouvelle loi, une commission Nationale de Protection des Données Personnelles (CNDP) a été créée en 2011.
Sur un autre registre, Poste Maroc, l’organisme tiers prestataire de la certification électronique a délivré, jusqu’à présent, plus de 60 000 certificats électroniques.
Enfin, il faut souligner que le ministère du Commerce, de l’Industrie et des Nouvelles Technologies se penche, actuellement, sur un projet du “Code du Numérique”. Ce code sera destiné à mettre à niveau et à regrouper dans un seul dispositif juridique la réglementation du Royaume en matière de la confiance numérique.
Le futur code sera structuré autour de six titres distincts qui traitent de : l’administration électronique, les communications numériques, les contrats conclus à distance, la protection des mineurs, la publicité et le marketing électroniques et la sécurité des systèmes d’information.
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Vos commentaires
commentsAnonyme Il y a 9 mois
Il manque un seul truc a ce dispositif: que les entreprises et les utilisateurs s’y mettent aussi :-)
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