Service de Magharebia
Par: Azzeddine Bensouiah

La cybercriminalité s’installe doucement, mais sûrement, en Algérie, profitant de la facilité d’accès à Internet et d’un vide juridique en matière de protection des données personnelles diffusées sur le web.
L’anonymat que permet Internet constitue un véritable danger, notamment sur les réseaux sociaux qui permettent de rendre publiques des données personnelles et intimes qui pourraient être exploitées par des réseaux criminels.
Ces réseaux sociaux représentent un moyen de propagation des œuvres artistiques et littéraires contrefaites et de propagation de pédophilie.
La difficulté des enquêteurs devient davantage ardue dans la recherche des auteurs d’infractions, avec la prolifération des cybercafés et des réseaux Wifi publiques.
La police algérienne a déjà traité des affaires liées à la cybercriminalité, suite à des plaintes déposées par des personnes. Parfois, la police a eu à traiter d’affaires de dimension internationale, à l’image de celle impliquant deux hackers algériens, qui effectuaient des retraits frauduleux dans des établissements bancaires étrangers.
Beaucoup de personnes ont été victimes des réseaux d’escroquerie installés particulièrement en Afrique de l’Ouest. Souvent, ces victimes ne déposent pas plainte, parce qu’elles ont honte de leur cupidité. En fait, l’attrait du gain facile leur fait dépenser des sommes colossales qu’elles ne sont pas prêtes de récupérer.
Si l’on ajoute à la criminalité traditionnelle, le terrorisme qui, lui aussi, utilise la toile pour faire sa propagande, recruter de nouveaux candidats, et communiquer, il y a lieu de s’inquiéter.
Bien sûr, dans des sociétés où le taux d’analphabétisme reste assez important et où Internet n’est pas encore généralisé, l’on ne peut pas parler d’une menace de grande ampleur. N’empêche, c’est une menace à prendre très au sérieux, car les réseaux criminels guettent la moindre faille pour s’y incruster. Et Internet leur offre une chance inouïe pour commettre leurs crimes, avec de moindres risques de se faire prendre.
Les gouvernements de la région se retrouvent, souvent, impuissants devant ces risques. Contrôler Internet pourrait leur valoir une levée de boucliers de la part des défenseurs des droits de l’homme qui les accuseraient certainement d’atteinte aux libertés individuelles.
En fait, c’est à travers une coopération internationale et l’échange d’expériences en la matière que l’on pourrait organiser une riposte efficace contre cette nouvelle menace.
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