Service de Magharebia
Par: Brahim Takheroubt

Il est très dur d’imaginer la souffrance et les dégâts irréparables que les groupes armés islamistes infligent aux familles de leurs membres. Les mères, les sœurs et les enfants endurent des douleurs insupportables dès que leurs hommes quittent la maison pour rejoindre les terroristes.
« Quand des policiers habillés en civile sont venus confirmer l’identité de mon frère ainé qui venait d’être abattu au maquis, ma mère est tombée raide. Souffrant déjà de l’hypertension artérielle, elle venait de contacter le diabète en raison de cette mauvaise nouvelle ».
C’est ainsi que témoigne Fella, la sœur benjamine de CH, Abdelghani, un terroriste natif du quartier de Didouche Mourad, à la ville de Constantine.
Quelques mois avant de rejoindre le maquis, Abdelghani a commencé à avoir un comportement anormal, il rentrait de plus en plus tard la nuit à la maison et devenait de plus en plus renfermé. Son père avait alors cru qu’il s’agissait d’une crise d’adolescence jusqu’au jour où il est sorti pour ne plus revenir.
« On apprend par la suite qu’il avait rejoint son cousin aux maquis de Skikda.
Le jour où on nous a annoncé qu’il a été abattu était un cataclysme pour nous », regrette Fella qui ne garde de son frère de 23 ans que le souvenir d’une douleur profonde. La famille Mezhoud de Skikda a connu elle aussi les affres du terrorisme dont elle ne se remet toujours pas.
Deux de ses fils, Ali 33 ans et Samir 29 ans avaient rejoint le maquis. Ali a été abattu durant le ramadhan de 2005 et Samir s’est rendu aux services de sécurité en mars 2006.
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