Service de Magharebia
Par: Jemal Mohamed Oumar

Le gouvernement malien s’est rendu compte très tard de l’importance du développement de ses régions du nord, après la prolifération de la menace d’AQMI dans cette zone d’où elle lance ses attaques terroristes contre le Sahel, et contre les intérêts des pays occidentaux ayant des liens économiques, militaires et politiques avec le gouvernement malien.
Ainsi, le projet PSPSDN a été lancé en août 2011 et continuera jusqu’à Juin 2012, avec un budget de 5,6 milliards de francs CFA pour la première phase, et 32 milliards de francs CFA pour la deuxième étape. Ce pogramme extensif de développement et de sécurité vise à atténuer la pauvreté et le chômage dans cette région boulversée sur les niveaux sécuritaire et politique depuis des décennies, et cible les provinces de Kidal, Tombouctou et Goa qui abritent AQMI ainsi qu’une population majoritairement composée de Touaregs et d’Arabes.
Le Président malien Amadou Toumani Touré a déclaré lors du lancement du projet le 9 août : « Le développement est une mesure permanente susceptible de contrer la menace terroriste dans une région pauvre et instable. Nous sommes pleinement convaincus de l’insuffisance des opérations militaires pour mettre fin aux menaces d’al-Qaïda dans le Sahel qui représente un quart de l’Afrique ».
Le gouvernement malien reconnaît à traves ce grand projet la relation de complémentarité entre le développement et la stabilité dans la région. Par conséquent, le Mali tente d’entraver le chemin d’al-Qaïda qui offrait des services sociaux et économiques, et des avantages financiers aux aînés des tribus de ces villages, dans le but de gagner leur fidélité et recruter certains de leurs jeunes ; al-Qaïda avait toujours mené à bien cette mission dans le passé.
Afin de gagner la confiance des populations qui se sont souvent rebellés contre le gouvernement central, ce dernier relance le développement dans le but de créer des emplois et des projets générateurs de revenus, en les combinant avec des renforts militaires à proximité des villages et communautés où s’active al-Qaïda.
Le gouvernement de Toumani Touré a obtenu le support de plusieurs partenaires régionaux et internationaux qui ont été souvent affectés par la menace terroriste dans le Sahel, à savoir : la Banque mondiale, le PNUD, la France, l’Espagne, la Belgique et les États-Unis, en plus de l’Algérie qui contribue avec 10 millions de dollars pour soutenir la santé et la formation professionnelle des jeunes, et assurer la sécurité et la stabilité. L’Algérie va également assurer la formation d’une force militaire conjointe de 75 000 soldats avec la Mauritanie et le Niger.
Pour conclure, on peut dire que les initiatives de développement peuvent grandement soutenir les efforts militaires dans la région dont la marginalisation par le gouvernement malien l’a rendu une proie facile à al-Qaïda, et a encouragé les gens à traiter avec cette organisation, à déclarer leur rebellion, et à s’allier avec le diable contre le gouvernement central. La relation du peuple avec le gouvernement va s’améliorer si celui-ci comble le fossé existant, assure la sécurité, et fournit les services de base. Cela permettra également de renforcer le sens de sécurité chez les gens, et les encouragera à rejeter les gangs terroristes.
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Vos commentaires
commentsAnonyme Il y a environ un an
a nos frères maliens la relance du développement économique certes et une bonne chose mais insuffisante.
salah saladinPour contrecarrer le terrorisme,car il faut deux choses essentielles l’un ne marche pas sans l’autre le plus important et la justice sociale ,car un développement pour une certaine classe et bannir une autre classe ne fera qu’empirer les choses un pays juste n’a pas besoin de militaires son peuple est son propre garant dans tout ce foutoir politicien un seul mot prime “juste”
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