Service de Magharebia
Par: Nabila Saidoune

L’attente sans perspective a finie par céder place à la révolte. Les pays du Maghreb, notamment en Tunisie et en Algérie en proie à l’ire populaire révèlent un profond malaise social sur fond de crise politique.
Il en clair qu’il existe des points communs entre les deux pays, ainsi qu’avec le Maroc voisin. Leurs économies ne parviennent pas à offrir des perspectives aux jeunes, souvent diplômés, qui arrivent sur le marché du travail.
Le chômage, le problème de logement, la cherté de la vie poussent souvent cette frange de la société à réagir brutalement contre cette précarité. Les jeunes sont, d’ailleurs, plus nombreux que jamais à vouloir à tous prix aller chercher un bout de soleil sous d’autres cieux parfois même au péril de leur vie.
Selon une prestigieuse entreprise américaine de sondage, pas moins de 37% des jeunes tunisiens veulent quitter leurs pays tout autant que les marocains et 32% pour ce qui est de l’Algérie. Des indicateurs qui ne trompent pas à l’origine de ces troubles dont il est difficile, parfois, de cerner les contours mais qui s’expliquent aisément.
Face à la déliquescence des rapports politiques, à la crise de la représentativité et à la désarticulation entre l’Etat et la société civile, les jeunes ne trouvent refuge que dans la violence qu’ils adoptent comme seul moyen d’expression avec tout ce que cela suppose comme conséquences.
Réfléchir alors sur ce qui vient de se passer et de ce qui pourrait en déclouer relève d’un exercice presque impossible tant les inconnues minent l’équation.
Peut-on seulement se hasarder de dire que ce désenchantement populaire peut signifier à une véritable levée de bouclier sur cette marginalisation socioéconomique ? L’Etat de chaque pays maghrébin doit absolument œuvrer pour une réelle alternative politique avec des changements radicaux à plusieurs niveaux en tenant compte des aspirations citoyennes.
Une prise de conscience qui passe, inéluctablement, par l’adoption d’un nouveau mode de recrutement avec une plus grande équité dans la répartition des richesses et permettre des espaces d’expression où le peuple aura le droit de cité avec des médiations par la voix syndicale.
Il serait temps, par ailleurs, de réfléchir sérieusement sur l’union maghrébine et ce loin de toute arrière pensée politicienne ce qui pourrait réellement booster les économies notamment des trois pays à savoir ; l’Algérie, la Tunisie et le Maroc.
Les événements qui ont eu lieu récemment dans certains pays… plus
Le grondement de colère de la foule qui a commencé… plus
S’agit-il d’un phénomène passager ou du début d’une révolte visant… plus
Vos commentaires
commentsAnonyme Il y a plus de 2 ans
Au Maroc les jeunes diplômés chômeurs manifestent pacifiquement, librement et régulièrement devant le parlement marocain.
On essaie de faire quelque chose pour eux. Je crois qu’ils s’en rendent compte et c’est pour cette raison qu’ils cherchent encore le dialogue.
En Tunisie la crise est surtout politique, il n y a pas de démocratie dans ce pays autoritaire. Le peuple veut aspirer à plus de liberté.
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Anonyme Il y a plus de 2 ans
L’Algérie devrait laisser tomber le polisario et rentrer dans des négociations directe avec la Maroc qui est disposé à sauvegarder ses intérêts notamment en lui accordant un droit de passage vers l’Atlantique.
Une telle réconciliation aboutira à la création d’un Maghreb uni de la Libye à la Mauritanie où tous les espoirs seront possibles.
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Anonyme Il y a plus de 2 ans
Crise de représentativité ou alors tout simplement un vide politique. regardez ce qui se passe en actuellement en Égypte où des jeunes sans appartenance politique ont crée l’événement en s’opposant au plus grand despote du monde arabe. Il faut dire que tout le monde a été pris au dépourvu: partis politiques, syndicats et associations, lesquels souffrent un décalage, voire même une rupture avec le monde réel dans lequel ils vivent. Nos partis politiques ne militent plus que pour le pouvoir et le partage des richesses, quitte à courtiser avec le diable s’il le faut. Ils ont crée des codes électoraux qui favorisent l’ignorance et le servage, ils ont abaissé la démocratie à son niveau le plus bas en imposant des dessins destinés aux électeurs illettrés et bon marché, et en créant des pépinières de voix électorales par la construction de bidons-ville.
Personnellement, moi si je faisais parti d’un gouvernement élu à 33 ou 36% des suffrages, je sourirai moins en public et je saurai dormir tranquillement en sachant que le poste que j’occupe est indûment mérité.
A bon entendeur..
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Anonyme Il y a plus de 2 ans
il est nécessaire de faire une negociation.Ce serait donner raison aux occcidentaux que de lutter entre nous comme des animaux. je crois que c’est ce que veut l’occident.la guerre n’aboutit arien enafrique .C’est la bazrba&rire des “boundjous”
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