Service de Magharebia
Par: Jemal Mohamed Oumar

Le phénomène de l’immigration en général est devenu l’un des problèmes les plus inquiétants sur la scène internationale. C’est l’une des questions les plus troublantes pour les politiciens dans les relations internationales, en particulier sur les deux rives de la Méditerranée.
Les changements et évolutions rapides des formes et dynamiques de l’immigration ont mis cette question sous le feu des projecteurs, pendant ces dernières décennies, dans diverses études universitaires et réunions internationales. L’immigration est ainsi devenue l’objet d’attention de plusieurs institutions gouvernementales et associations de la société civile, et le noyau de nombreux accords bilatéraux et multilatéraux entre différents pays.
Cela ne serait pas arrivé sans les évolutions économiques, politiques et sociales qui ont eu lieu dans le monde, en relation avec la mondialisation de l’économie, de la politique et de la culture dans le cadre de ce qu’on appelle le « nouvel ordre mondial ». Tous ces facteurs ont accéléré le flux actuel des immigrants clandestins de la rive appauvrie et marginalisée du Sud, vers les pays du Nord qui offrent des possibilités abondantes d’emploi et des conditions de vie décentes.
L’immigration des mineurs vers l’Europe fait partie de ce phénomène qui est devenu le plus grand problème de nos jours. Bien qu’elle ait vu le jour au début des années 90 du siècle dernier, l’immigration des mineurs résulte des mêmes motifs généraux de l’immigration clandestine qui incitent beaucoup de jeunes maghrébins à tenter de traverser la mer dans les bateaux de la mort. Toutefois, l’immigration des adolescents doit être abordée d’une perspective particulière, car il y a d’autres facteurs qui contribuent à son prolifération, comme le développement des mafias de la migration et de déplacement, la domination d’images attrayantes promues par certains migrants retournant des pays étrangers, ainsi que les médias qui contribuent à la création des modèles économiques.
Cette réalité nous impose de trouver des alternatives et perspectives possibles, en se basant sur les approches de prévention et de traitement, et une approche participative internationale.
Les enfants sont touchés par les circonstances dans lesquelles ils sont nés. Si la pauvreté, la marginalisation et la privation sont répandues -comme c’est le cas pour ces immigrants -, les enfants deviennent inévitablement une proie facile à la tromperie, aux trafiquants des êtres humains, et aux mafias et gangs de contrebande.
Pour les habitants des quartiers marginalisés et des villages éloignés qui émigrent de façon quotidienne vers les régions urbaines, les enfants sont plus enclins à la marginalisation, à la privation et à la pauvreté en raison du manque des possibilités d’emploi pour leurs parents. Dans ces circonstances, les enfants grandissent dans une atmosphère chargée de colère, puisque leurs parents sont incapables de gagner leur vie en raison des possibilités d’emploi limitées.
Le niveau d’instruction des deux parents est essentiel pour le statut des enfants ; ainsi, le taux d’analphabétisme élevé dans les bidonvilles et les villages éloignés est une deuxième cause de la non-éducation des enfants et de leur faible performance à l’école. Ces circonstances poussent les enfants à chercher du travail à un âge précoce, soit avec leurs parents dans le secteur non structuré, ou ailleurs, s’exposant ainsi à l’exploitation des employeurs qui offrent des salaires maigres et insuffisants, ou pas de salaire du tout.
Outre ces facteurs, il y a le chômage des diplômés universitaires, la prolifération des pratiques de contrebande de la drogue et des humains associée à la corruption morale et sexuelle, le sureffectif dans les classes, l’incapacité des parents à payer les prix élevés des manuels scolaires, et la privatisation des secteurs productifs sociaux tels que l’emploi, l’éducation, le transport, la santé et le logement, ce qui signifie l’incapacité de l’État de couvrir les dépenses de la sécurité sociale, et de protéger les enfants de la classe ouvrière de ces conditions.
Par conséquent, les mineurs se sentent concernés par la résolution des problèmes de leurs parents, qui ne sont plus en mesure de gagner leur pain, en raison du manque des possibilités d’emploi et de la faiblesse de l’encadrement sanitaire. Tous ces facteurs combinés poussent un certain nombre de mineurs à se diriger aux ports afin de se faufiler dans les bus se dirigeant vers l’Europe à travers les navires, ou à travers les bateaux de la mort, dans l’espoir de trouver un emploi qui leur permettrait d’épargner ces difficultés à un grand nombre d’individus.
La société civile doit remplir son rôle, et l’État – avec ses différentes institutions – doit assumer sa responsabilité à cet égard pour résoudre les problèmes économiques et sociaux des familles de ces enfants, au lieu de les dissuader de manière coercitive, parce que cela ne réduira pas le problème du tout.
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Vos commentaires
commentsAnonyme Il y a plus de 2 ans
C’est vrai, parce que la famille est le premier noyau de la société, et si les parents remplissent leurs devoirs envers leurs enfants, ces derniers seront à l’abri de la délinquance. En outre, l’Etat doit jouer son rôle en matière de sécurité sociale.
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Anonyme Il y a environ un an
wwwwiiiiiiiiiii c’ vvarrrriiiiiiiii t’as raison
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Anonyme Il y a 10 mois
C’est vrai.
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Anonyme Il y a 5 mois
C Vrai
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