L'afghanisation de l'Afrique du Nord fait partie de la stratégie d'al-Qaïda

Said_lakhal Par: Said Elakhal

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Les faits et événements terroristes associés au retour des combattants maghrébins de l’Afghanistan à leurs pays d’origine ont prouvé qu’ils ont supervisé la formation et entraînement de cellules terroristes, ainsi que la propagation du takfirisme auprès des jeunes dans de nombreuses villes et régions. C’est ce qu’Ali Allam, un marocain afghan, a déclaré : " Personnellement, j’avais l’ambition de participer au jihad afghan pour créer un noyau jihadiste ici au Maroc suite à mon retour. C’est en effet ce que j’ai fait, en distribuant des cassettes, et via Internet, etc. Par conséquent, l’appel au jihad s’est étendu à Casablanca, Fès, Rabat, et d’autres villes. " Ainsi, nous pouvons certainement dire que les combattants appartenant aux organisations jihadistes en Irak représentent un vrai danger pour leurs communautés à bien des égards :

Premièrement : En raison de l’expérience en combat qu’ils ont accumulé en luttant contre les forces étrangères à haut niveau d’armement et d’entraînement en Irak.

Deuxièmement : En raison des compétences et expériences qu’ils ont acquises en matière de fabrication d’explosifs, et d’utilisation de toutes sortes d’armes.

Ali Allam avait également admis cela en expliquant : " Les armes que j’étais entraîné à utiliser ne sont même pas encore à la portée des armées arabes. En fait, je me suis entraîné à utiliser le bazooka M7, l’UZI israélien, le Simonov, le krinkov, le makrov, et d’autres types d’armes à feu… en plus du J3, du RPG, et du mortier… ". La situation irakienne a incontestablement permis aux combattants d’utiliser de nouvelles armes venant de multiples sources, notamment de l’Iran et de la Syrie, qui ont mit fin en Irak au projet du Grand Moyen-Orient promis par l’administration de Bush. Le ministre irakien de la défense, Abdul-Qader al-Obeidi, avait affirmé samedi 12 Décembre devant le parlement, que " la plupart des armes saisies par nos troupes sont de fabrication russe, et venaient de la Syrie ".

Ces compétences et expériences font certainement de ces combattants des experts compétents en matière des styles de combat et de planification des opérations terroristes contre des cibles choisies.

Troisièmement : Ces combattants sont devenus des porteurs du projet d’al-Qaïda et une partie intégrante de la stratégie de la mondialisation du terrorisme adoptée par cette organisation, vu qu’ils n’ont pas d’autres choix que de combattre leurs pays et les régimes en place, puisqu’ils sont poursuivis par la justice.

Quatrièmement : Ces combattants sont imprégnés des doctrines de takfirisme, de jihad, et de meurtres à l’encontre des membres de leurs communautés qu’ils accusent d’apostasie et de blasphème. Ces croyances ont une profonde influence sur la pensée et le comportement de ces combattants, car ils refusent même de réintégrer leurs communautés, et de se réconcilier avec leurs concitoyens ; puisqu’ils portent un projet qui s’oppose aux valeurs de la démocratie et à la culture des droits de l’Homme, comme l’a confirmé Allam lui-même : " J’étais déterminé à employer mon expérience afghane au Maroc… Je suis revenu avec la doctrine d’Al wala’ wal bara’ où il n’y a pas de place pour la politesse et la flatterie : un infidèle est un infidèle, et un croyant est un croyant, sans compromis ; et ce n’est pas parce qu’une personne est nommée Abdul Rahman ou un prénom similaire qu’elle est musulmane… Pour la petite histoire, j’avais demandé à Ben Laden de transférer l’action armée au Maroc… comme je ne crois pas personnellement à la solution démocratique, et je pense plutôt que le jihad est encore nécessaire. "

Tous ces facteurs font de ceux qui sont revenus du combat en Irak des éléments à haut risque pour les pays maghrébins. La gravité de leur danger est amplifiée par la situation sécuritaire en Algérie, qui est la base d’al-Qaïda, dans le cadre de la stratégie de cette dernière pour la mondialisation du terrorisme, et l’ouverture de nouveaux fronts pour soulager la pression militaire en Afghanistan et en Irak ; en plus des conditions favorables offertes par le grand Sahara pour former et cacher les éléments d’al-Qaïda au Maghreb Islamique. L’expansion du désert entre l’Algérie, le Mali, et la Mauritanie complique la tâche des services de sécurité locaux et des forces armées en matière de contrôle de frontières et de surveillance des mouvements des combattants. La preuve en est l’incapacité des services de sécurité et organismes militaires à empêcher les enlèvements d’étrangers en Algérie et en Mauritanie, ou même localiser les endroits où les personnes enlevées ont été cachées.

Dans ce sens, le retour des militants d’Irak va sans aucun doute enrichir al-Qaïda en Afrique du Nord par leurs expertises et expériences. Ainsi, ce ne sera pas facile pour les pays du Maghreb de tarir les sources du terrorisme en raison de la faiblesse de collaboration en termes de sécurité, en particulier entre le Maroc et l’Algérie à cause des problèmes politiques entre les deux pays. Sans oublier l’activité intensive des contrebandiers d’armes et d’êtres humains, ainsi que les trafiquants de drogue, étant donné les intérêts communs de ces parties. Le seul moyen de régler ce problème serait d’intensifier la coordination en termes de sécurité, d’armée, et de services d’intelligence entre les pays de la région, et de rechercher toutes les formes de soutien international.

Vos commentaires

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Anonyme Il y a plus de 3 ans

Cher Monsieur, après le retour des combattants, ou plutôt moudjahidine, maghrébins de la guerre contre l’Union soviétique, les services d’intelligence du Maghreb – en collaboration avec la CIA – les ont exploité, et leur ont donné plusieurs noms, dont le Mouvement Salafiste Djihadiste, Hijra wal Takfir, al-Qaïda au Maghreb Islamique, etc. Mais en réalité, si vous regardez dans les archives des services d’intelligence, ce qui est impossible bien-sûr, vous trouverez les informations factuelles que certains intellectuels et professionnels des médias ont cru, à tel point que certains d’entre se qualifient de chercheurs des affaires des islamistes, ou chercheurs des organisations islamiques, etc. Nous devons chercher la vérité par nous-mêmes sans se fonder sur ce que l’on nous dicte. Salutations, Farid Bocas, journaliste chercheur, Espagne.

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Anonyme Il y a environ un an

la vérité est ailleurs, en plus un projet de l’impérialisme majeur

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