Service de Magharebia
Par: Mahmoud Belhimer

Le but de toute couverture médiatique est de chercher la vérité et la transmettre au public. Toutefois, la couverture médiatique des catastrophes et crises exige plus de rigueur dans le respect des règles et éthiques du journalisme, en comparaison à la manière avec laquelle nous couvrons les événements en temps normal. En temps de catastrophe, nous devons être très prudents quant aux effets des messages médiatiques sur les récepteurs. Ces messages peuvent provoquer des résultats désastreux selon deux perspectives: soit que les médias échouent à transmettre les informations réelles sur l’ampleur du risque, telles que l’épidémie de grippe porcine, réduisant ainsi sa gravité et menant les gens à ne pas prendre au sérieux les précautions préventives, ce qui peut faire propager l’épidémie et causer une catastrophe mondiale; ou bien que les médias exagèrent le sensationnel du sujet, semant ainsi la panique parmi les gens, paralysant leur vie et causant des dommages qui auraient pu être évités. Toute couverture médiatique, surtout en temps de catastrophe, doit respecter les règles professionnelles et l’éthique du journalisme. Ces règles mettent l’accent sur la responsabilité des journalistes pour assurer l’exactitude et l’objectivité de toutes les nouvelles qu’ils produisent. Si les journalistes ne se conforment pas à ces règles, cela mènerait à induire le public, et même la communauté internationale tout entière, en erreur. Étant donné que les journalistes sont les premiers à être témoins des événements sur le terrain, et à transmettre au public les détails sur lesquels ce dernier base sa position et ses options en fonction de ce que les médias disent, il existe des règles de base qui doivent être respectées en traitant ce type de crises sanitaires, notamment :
1) La nomination rapide d’une équipe journalistique professionnelle, et l’équiper avec tous les moyens nécessaires pour assurer une couverture spéciale imposée par la gravité de l’événement.
2) Assurer la transmission de toutes les informations et détails sur l’épidémie à partit du terrain de l’événement, en apportant le plus grand soin à la précision.
3 ) Demander l’avis des experts, spécialistes et des responsables concernés pour informer le public sur ce qu’ils savent sur le sujet, vu qu’ils sont mieux placés pour convaincre les gens, et renforcer la crédibilité des médias.
4) En cas de catastrophes de cette ampleur, il convient d’éviter le sensationnalisme car il peut mener à semer la panique parmi des millions de personnes et mettre leur vie en danger. Les médias ont la responsabilité d’assurer la sécurité des gens et de leur vie.
5) Se concentrer sur la façon de résoudre le problème plutôt que de ruminer leurs symptômes. Les gens devraient être guidés vers les mesures préventives à prendre, avec l’aide des experts.
Cependant, les médias peuvent aussi parfois être victime de circonstances indépendantes de leur volonté; soit qu’ils ne disposent pas d’informations réelles sur le danger car elles n’ont pas été révélées par les responsables, et transmettent ainsi des informations inexactes; ou bien qu’ils sont victime d’estimations fausses ou exagérées issues par les responsables. Dans le cas de la peste porcine, les avertissements émis par l’Organisation Mondiale de la Santé et des responsables de la santé dans plusieurs pays, ont donné l’impression que le monde est confronté à une nouvelle catastrophe qui est plus dangereuse que jamais, et les médias ont pris le même chemin. D’autre part, le manque d’événements dans la scène conduit les médias parfois à prolonger la discussion de certains sujets et, éventuellement, à plonger dans la répétition, chose qui doit être évitée en cas de crise d’épidémie aiguë comme la grippe porcine.
Dans leur couverture de la récente pandémie de grippe porcine… plus
Je crois que les médias ont un rôle fondamental dans… plus
La grippe porcine est à l’origine du tapage médiatique actuel… plus
La presse maghrébine, comme toute presse de par le monde,… plus
Vos commentaires
commentsNadhira Il y a plus de 3 ans
Bonjour, et merci pour cet article intéressant. J’ai quelques observations à partager avec vous, si vous le voulez bien: Tout d’abord, le Maghreb dispose-t-il de professionnels des médias pour assurer une couverture objective en vue de guider l’opinion publique? A présent, le public met en question les motifs derrière chaque information utilisée conformément à des directives ou orientations idéologiques. La chaîne officielle apprécie les efforts fournis par ceux qui sont responsables de faire face aux catastrophes, alors que les islamistes interprètent la grippe porcine comme étant une malédiction de Dieu. Exagérer les rapports de catastrophes ou minimiser leur importance, ne peut pas être soumis à un critère objectif, puisque les organisations considérées comme sources d’informations donnent souvent des indications erronées et non-spécifiques. Comment peuvent les journalistes assurer l’exactitude des nouvelles? Et comment pouvons-nous déterminer leur responsabilité s’ils sont eux même victimes du black-out des médias?
En fait, il y a une faute de frappe dans la traduction française: “une équipe journalistique professionnelle”.
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Anonyme Il y a environ un an
En tant que médecin, je pense que vous ne présentez pas bien ce programme.
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