Service de Magharebia
Par: Jemal Mohamed Oumar

Il est beaucoup question en ce moment du rôle que le Maroc peut jouer dans le renforcement de la stabilité et de la sécurité au Sahel, suite aux changements locaux et régionaux qui ont engendré des conséquences globales. En général, plusieurs pays sont appelés à modifier leurs politiques intérieures et extérieures afin de s’adapter à la nouvelle situation qui va certainement affecter leur avenir politique et réalité sécuritaire.
La région du Sahel fait face aux dangers d’un terrorisme qui ne connaît pas de frontières, et témoigne des émeutes sociales ayant lieu dans les sociétés maghrébines. Ces circonstances ont incité les pays concernés à revoir leurs plans en conformité avec l’ordre du jour, d’où la nécessité d’impliquer le Maroc dans la prochaine réunion régionale portant sur la sécurité du Sahel prévu en Algérie. Le Maroc est un acteur fondamental, et son exclusion des réunions précédentes du Sahel était une faille sécuritaire dans la région. Ainsi, il n’est plus possible de se passer du rôle de ce pays dans la coordination et la consultation, surtout que le Sahel s’est élargi pour inclure le Burkina Faso et le Nigeria, et que la Libye et la Tunisie ne manqueront pas d’êtres présentes.
On peut comprendre le rôle potentiel du Maroc à la prochaine réunion régionale sur la base des éléments présentés ci-dessous.
L’ouverture politique maroco-algérienne qu’on a remarquée dernièrement dans les déclarations des responsables des deux pays, et dans le grand changement de leurs politiques diplomatiques. Cela pourrait conduire à la résolution du dossier du Sahara occidental, où des ressortissants espagnols et italiens ont été enlevés ces deux derniers mois.
Le Sahel et le Maghreb s’inquiètent de plus en plus au sujet des menaces d’AQMI, et des implications de la révolution libyenne qui a conduit à la prolifération de la contrebande et du commerce des armes, à l’immigration illégale et à la contrebande de drogues. Ces préoccupations incitent les dirigeants du Sahel – et l’Algérie en particulier – à repenser le rôle du Maroc dans le domaine de la sécurité.
Les conséquences politiques des révolutions arabes consistent à la montée du courant islamiste au Maroc, en Tunisie, en Égypte, en Libye et probablement en Algérie dans un avenir prévisible. Ces conséquences pourraient inciter les dirigeants des pays du Maghreb, notamment le Maroc et l’Algérie, à coordonner ensemble pour faire face au courant islamiste – même si celui-ci est capable d’unir les peuple davantage, contournant ainsi les relations au sommet de la pyramide politique -, et à coopérer au niveau économique.
Selon sa nouvelle politique sécuritaire, l’Algérie n’interdira plus les interventions militaires dans les pays voisins pour lutter contre le terrorisme et assurer la coordination sécuritaire. Cette flexibilité envers les voisins est dictée par les nouvelles circonstances et pourrait conduire à une plus grande ouverture sur le Maroc.
Pour sa part, le Maroc a fait face à de nombreux défis sécuritaires et terroristes, et possède ainsi une expérience intéressante dans la lutte contre le terrorisme dont les pays du Sahel pourraient bénéficier.
Bien que le terrorisme ne soit pas une nouvelle menace… plus
Le Maroc participera à la prochaine réunion régionale portant sur… plus
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Vos commentaires
commentsAnonyme Il y a 4 mois
Votre analyse est très logique. Il faut aussi dire que le Maroc et l’Algérie ont finalement compris que le dossier du Sahara occidental ne devrait pas affecter leurs intérêts économiques.
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Anonyme Il y a 4 mois
Il semble que le monde est dirigé par des idiots, et que seuls les mécontents le comprennent, malheureusement. Quel genre de terrorisme peut-il vivre et persister dans les déserts du Mali et du nord du Niger ? Quiconque connaît le désert est certain que ce sont des absurdités sur lesquelles sont élaborées des stratégies pour atteindre des objectifs cachés. Cher panéliste, ne vous fatiguez pas à analyser et prédire la réalisation de telles théories. Ce n’est pas facile pour n’importe quelle force de vivre dans le désert, à moins qu’elle y ait des extensions tribales et sociales. Il peut y avoir des brigands, mais ils n’ont pas de bagage idéologique conduisant à leur expansion internationale.
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