Service de Magharebia
Par: Mahmoud Belhimer

Il est difficile de parler de la participation dans la politique et la société sous des régimes politiques fermés. Quels que soient leurs noms et descriptions, les systèmes politiques dans les pays du Maghreb sont des systèmes fermés, puisque les divers organes de l’autorité pratiquent le méta-management vis-à-vis de la société, et ne permettent qu’une participation superficielle à la vie politique.
Sur un autre plan, les expatriés du Maghreb sont en retard en termes d’adhérence aux associations ou organisations politiques et sociales ; les expériences sur ce niveau sont très rares et limitées aux domaines sociaux et culturels, et elles évitent l’implication dans la politique. En outre, la communauté des expatriés est également divisée politiquement, et a pris avec elle à l’étranger les mêmes conflits et divisions politiques que nous avons dans nos pays.
Toutefois, il est nécessaire de traiter la situation telle qu’elle est ; les expatriés maghrébins peuvent contribuer positivement à la vie politique et sociale de leurs pays d’origine, par la création de cadres ou institutions politiques et sociales qui permettraient de réunir leurs communautés et offrir à leurs membres un espace de rencontre et de discussion. Un exemple de cela est la création d’associations, clubs, centres de dialogue et de recherche et autres, qui permettraient à la communauté des expatriés de se rassembler d’une part, et qui pourraient même agir en tant qu’institutions d’échange et de dialogue avec leurs pays d’origine et les institutions de leur pays d’accueil, d’autre part.
Sur le plan social, je voudrais mentionner – à titre d’exemple – le rôle positif joué par l’Association des Algéro-Américains du Grand Washington, composée des membres de la communauté des expatriés, qui transfère des patients algériens ayant besoin de traitements qui ne sont pas nécessairement disponibles en Algérie, pour être soignés gratuitement dans des hôpitaux américains. Toutes les interventions chirurgicales menées jusqu’à présent ont été couronnées de succès, et l’initiative a reçu un franc succès auprès des membres de la communauté algérienne aux Etats-Unis.
Mais les choses semblent différentes en termes de participation politique ; les activités politiques existantes sont actuellement limitées à des campagnes électorales, y compris les élections des députés de la communauté des expatriés pour agir en tant que leur porte-parole au sein du Parlement, comme c’est le cas de l’Algérie. Toutefois, l’aspect prédominant de leur activité politique reste les demandes concernant les problèmes des expatriés avec la bureaucratie aussi bien dans leurs pays d’origine qu’à l’étranger.
Bien que l’activité politique des expatriés reste très sensible aux yeux des autorités maghrébines (vu les accusations à leur égard de servir des agendas étrangers ?!), la communauté des expatriés peut jouer un rôle politique important, à condition qu’elle utilise les cadres appropriés à cet effet, tels que des associations qui sont actives dans la société civile, la propagation de la démocratie et de l’État de droit, ainsi que les forums scientifiques, les échanges de visites, et l’organisation de séminaires dans les universités et diverses institutions politiques, etc.
Ce genre d’activités peut créer une dynamique permanente dans la vie politique locale via l’interaction avec les expatriés compétents, surtout qu’il ne s’agit pas d’imposer le modèle politique des sociétés occidentales dans lesquelles vivent ces expatriés, autant qu’il s’agisse de l’interaction avec la communauté des expatriés en vue de développer des idées saines concernant le changement et la pratique politique dans un monde qui n’est plus divisé en deux camps, mais qui est devenu plutôt un petit village…
Nous sommes confrontés à un grand défi dans la région du Maghreb concernant la façon de produire de nouvelles idées et impliquer notre communauté d’expatriés dans ce processus.
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Vos commentaires
commentsAnonyme Il y a plus de 2 ans
Frère Mahmoud, on ne peut imaginer aucune sorte de participation sans une réelle volonté politique permettant la création de cadres qui encouragent l’intégration des compétences maghrébines, et qui leur permettent d’activer les différentes expériences qu’ils ont acquises à l’étranger. En réalité, les régimes politiques maghrébins ne veulent pas des tendances qui peuvent apporter tout changement qui pourrait menacer leur existence ; les moyens d’oppression sont multiples, il suffirait de créer des associations ou partis parallèles pour étouffer toute activité sérieuse. Sinon, comment peut-on expliquer la fuite continue des cerveaux vers l’étranger, malgré les circonstances difficiles de l’immigration et les discours politiques des pays d’accueil. Avec tout cela, la scène politique reste un domaine ouvert pour des activités ad hoc et opportunistes qui alimentent les divisions internes, et renvoient des accusations à toutes les initiatives venant des expatriés maghrébins, comme ce fut le cas récemment sur les pages de certains journaux algériens. Cela, bien sûr, ne laisse pas de choix à la volonté des peuples du Maghreb en vue d’interagir avec les autres et de progresser vers le meilleur. Les associations
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Anonyme Il y a plus de 2 ans
Veuillez svp corriger lérreur survenue pendant la traduction :Les discours politiques de leurs pays (dorigine )..
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Anonyme Il y a plus de 2 ans
Voulez-vous bien corriger et écrire “reste une scène“, au lieu de “domaine” qui ne convient pas au sens de la phrase ? Merci.
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