Bahanga est mort, et la rébellion touareg continue

Jemal-oumar Par: Jemal Mohamed Oumar

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Le décès du chef des rebelles touaregs et le planificateur de leurs opérations militaires pendant des décennies, a un impact significatif sur les pays du Sahel. Mali, en particulier, a énormément souffert de ce chef fougueux qui avait toujours ignoré l’accord de paix signé à Alger en 2006 entre le Mali et les rebelles touaregs. Bahanga a trouvé refuge en Libye en 2009 quand l’armée malienne a tué et arrêté certains de ses compagnons.

Certains optimistes trouvent que la mort de Bahanga est un grand cadeau pour la paix dans la région, vu que les Touaregs ont perdu une figure charismatique et têtue ; tandis que la plupart des observateurs spéculent sur le retour de la rébellion touareg au nord du Mali, au Niger et au sud de l’Algérie, pas seulement pour venger la mort de Bahanga, mais aussi à cause de la chute du régime de Kadhafi qui signifie la perte d’un fervent partisan et défenseur de leurs droits. Par conséquent, de larges groupes touaregs vont rentrer à leurs pays d’origine qui avaient échoué dans le passé à leur offrir la prospérité économique et la représentation politique auxquelles ils aspiraient.

L’insécurité qui règne en Libye a amélioré le trafic d’armes et de drogues, qui était la principale activité des Touaregs dans la région ces derrières années, en raison de leurs alliances stratégiques avec les contrebandiers du Polisario, et avec la bénédiction d’AQMI qui adapte ses croyances religieuses pour autoriser la contrebande de drogue tant que son objectif est de nuire à l’économie des « gouvernements infidèles », et d’acheter des armes pour les attaquer.

La mort de Bahanga n’est qu’une première étincelle, ou une manifestation du chaos prévu dans la région. Le mouvement rebelle touareg a fortement exprimé sa position dans sa dernière déclaration, et semblait chercher une raison pour revivre une nouvelle-ancienne rébellion : « Le chef est décédé le 26 août dans un accident de circulation, à quelques kilomètres de la base militaire de Tinassalak, et a été enterré le 27 août, mais les causes réelles de sa mort seront révélées au cours des prochaines semaines. Tous les Touaregs sont affligés par la mort de cet homme qui a laissé derrière lui un grand vide dans la région. Son combat ne prend pas fin avec sa mort, et ses compagnons vont prendre la relève pour lutter pour un avenir meilleur qui permettra aux Touaregs d’instaurer la justice sociale et politique dans la région ».

Quelles que soient les répercussions possibles de la mort de Bahanga sur la stabilité du Sahel, la région n’a pas d’autre choix que le développement économique, la participation politique des Touaregs, l’ouverture sur les diverses composantes de la société, la démocratie, et des approches sécuritaires fondées sur des alliances entre les pays du Sahel (Mauritanie, Mali, Algérie, Niger).

Vos commentaires

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Anonyme Il y a 7 mois

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Anonyme Il y a 3 mois

Du bla bla, ils (les soient disant rebelles qui ne sant autres que des bandits vendeurs de drogues)neferont rien, ce sont des escarmouches et vous verrez que dans deux à trois semaines max, nous allons en finir avec eux. Honte aux apatrides et à leurs couvertures (F24, RFI, les journaleux, TV5 ….) Le Mali est Un et restera à jamais indivisible, si ça ne vous enchante pas faites ce que vous êtes entrain de faire, pousse pousse s’arrête au mur. Quelle honte la France

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