Service de Magharebia

La plupart des observateurs des événements politiques mauritaniens pensent que ce pays afro-arabe est sur le point de dire adieu à l’ère des coups d’Etat militaires et qu’il s’apprête actuellement à la consécration d’une vie politique démocratique. La campagne électorale se déroule actuellement, après que les partis de la crise mauritanienne aient surmonté le plus important dilemme vécu par leur pays durant plus d’un demi-siècle d’indépendance, puisque le deuxième coup, en moins de quatre ans, a été adressé fermement et fortement d’une manière remarquable. Cela avait mis le pays au bord des conflits, si ce n’avait pas été pas l’intervention des voisins Sénégalais et la sagesse et prudence des partis Mauritaniens, qui ont empêché cela d’arriver. Toutefois, le problème qui reste en suspens est le suivant :
Quelles sont les mesures que le prochain président mauritanien doit mettre en œuvre pour la consécration du système démocratique d’une part, et sa protection contre les attaques militaires d’autre part ?
Avant de répondre à cette question, il convient de mentionner que le fait que les partis Mauritaniens – qui sont actuellement en concurrence pour la présidence – acceptent les résultats des élections et admettent la défaite, puisse poser un problème. Et en ce qui concerne notre sujet principal, je pense personnellement que la structure de la scène politique mauritanienne est complexe et instable, car elle constitue une exception à son simple environnement nomade, en étant un résultat de la formation intrigante et confuse de sa carte politique, à la fois en termes d’adhérence et d’opposition. La scène politique mauritanienne peut être comparée à la hausse et la baisse, et à la croissance et le rétrécissement du marché boursier. Face à un tel tableau, le prochain président mauritanien va devoir confronter un tas de problèmes, à savoir : l’existence d’une démocratie dont la première version était un cadeau des militaires, en particulier sous le règne de l’ancien président mauritanien qui a dirigé le pays pendant plus de 21 ans, Maaouya Ould Taya ; puis la deuxième version étant offerte par le colonel Ould Mohamed Vall, et finalement, ce que l’on pourrait considérer comme une troisième version – mais qui n’est peut être pas la dernière – grâce à l’intervention de la communauté internationale et la médiation sénégalaise, si elles réussissent.
Face à tout cela, le prochain président, qu’il soit un candidat militaire ou civil, doit agir avec fermeté et ordonner de garder l’armée loin de la politique. Cela ne peut être achevé qu’en réhabilitant l’armée et en lui offrant de bonnes conditions. Aussi, afin d’établir la démocratie, il faut impliquer les partis politiques, les organisations de la société civile, la presse et les dignitaires.
Il y a aussi la prévention du vagabond politique entre les partis, par l’adoption d’une loi interdisant à tout représentant d’abandonner son parti pendant toute la durée de son mandat au parti.
Au final, nous pouvons dire que le prochain président mauritanien va se retrouver entre le marteau d’une démocratie offerte par les militaires et l’enclume d’une population qui attend avec impatience l’exercice d’une véritable démocratie.
Aborder cette question nécessite d’analyser la scène actuelle en Mauritanie,… plus
La société mauritanienne, comme la plupart des autres sociétés arabes,… plus
Il est évident que la condition première est d’abord et… plus
Vos commentaires
commentsAnonyme Il y a plus de 2 ans
oui c est vrai
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Anonyme Il y a plus de 2 ans
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