Les Tunisiens à l'épreuve des premières élections révolutionnaires

Jemal-oumar Par: Jemal Mohamed Oumar

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L’enregistrement des électeurs tunisiens a effectivement débuté le 12 du mois en cours, en préparation pour les élections prévues en Octobre prochain pour élire les membres du Conseil national tunisien. Ces élections sont les premières de leur genre depuis le renversement du Président Zin El-Abidine Ben Ali.

Les citoyens tunisiens placent de grands espoirs dans ces élections décisives, pour pouvoir exprimer librement leurs opinions ; rompre complètement avec le passé ; et établir un État de liberté, de justice, de dignité et de développement, régi par la loi et par des institutions qui respectent la volonté du peuple.

Les observateurs s’attendent à un taux élevé de participation aux élections tunisiennes, d’après les prévisions du nombre total des électeurs. Le président de la Commission électorale indépendante, Kamel Jendoubi, prévoit que « le nombre total des électeurs dans les élections de l’Assemblée constituante du 23 Octobre devrait atteindre 7,9 millions, y compris les Tunisiens résidents à l’étranger ». On compte plus de 400 bureaux électoraux, avec plus de 2,000 diplômés chargés de l’enregistrement des électeurs, sous un contrôle judiciaire pour surveiller d’éventuelles violations et abus.

Toutefois, d’une part, certains groupes remettent en question le processus électoral prévu en Octobre, et la capacité et volonté du gouvernement actuel à contrôler efficacement les élections en toute transparence. D’autre part, les défenseurs des élections les considèrent comme une soupape de sécurité pour établir une démocratie tunisienne qui ouvrira la voie à d’autres démocraties dans le Maghreb, en mettant en lumière la scène politique tunisienne caractérisée par la révolution d’un peuple fort, conscient, vigilant, très mobilisé et soutenu par l’armée nationale ; un gouvernement composé par l’opposition et les partis indépendants ; des médias libres ; et des associations et partis actifs.

Certains affirment que ces fondements démocratiques n’auraient pas existé sans l’effondrement du parti RCD, et le démantèlement des services de sécurité.

Pour conclure, on peut dire que les intérêts des autorités et des citoyens tunisiens sont liés, et convergent vers l’établissement d’une véritable démocratie. L’État tunisien a besoin d’une nouvelle constitution que seul un Conseil élu peut élaborer. Ainsi, l’élite et le peuple doivent se concentrer sur les élections, et insister sur l’intégrité et l’indépendance de la commission électorale afin de mener à bien des élections libres et équitables assurant la participation de tous.

Les partis politiques doivent organiser des activités et campagnes de mobilisation dans leurs branches et sièges en vue de sensibiliser les électeurs sur l’importance de la participation aux élections.

L’élite doit également s’impliquer en mobilisant les citoyens, en consolidant le contrôle, et en mettant la pression sur le gouvernement pour mener à bien la transition démocratique.

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