Les partis islamiques veulent un État religieux en tenue civile

Said_lakhal Par: Said Elakhal

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Une grande dynamique sociale envahit la scène politique marocaine, en impliquant tous les groupes et parties prenantes de la société, notamment le mouvement du 20 Février qui a accéléré le processus des réformes constitutionnelles.

Toutes ces forces appellent au changement, avec différentes demandes. En effet, le mouvement moderniste exige une véritable démocratie et la suprématie des traités internationaux sur les lois nationales afin d’assurer le respect des droits de l’Homme tels qu’ils sont universellement reconnus. Ainsi, ce mouvement a exigé qu’il soit inscrit dans la Constitution que le Maroc est un pays islamique, et non pas un État islamique. Quant au mouvement islamique, il se focalise sur l’identité islamique et la suprématie de la loi islamique sur la législation et les conventions internationales.

Par conséquent, ce mouvement a fait pression sur le comité chargé de revoir la Constitution, en menaçant de recourir à toutes les formes de contestation, y compris des marches et le boycott du vote, si la Constitution ne stipule pas explicitement que le Maroc est un État islamique.

Le Conseil national du Parti Justice et Développement a déclaré que « toute atteinte portée à la référence islamique de l’État pourrait renforcer les orientations fanatiques et extrémises », et il a mis en garde contre « le danger des tendances ambiguës et des formulations vagues comme “la liberté de croyance”, qui laissent le champ libre aux complots ciblant l’unité religieuse et sectaire du Maroc et des Marocains ».

Le mouvement islamique et la tendance salafiste ont des positions différentes à l’égard des revendications politiques et sociales des jeunes, surtout la revendication d’un État civil. Le mouvement islamique qui a participé au processus politique s’est montré flexible envers les demandes des jeunes en termes des droits civils et politiques, tout en rejetant les droits et libertés qu’il estime contradictoires avec la loi islamique.

Une telle position risque de finir progressivement par confisquer droits et libertés d’opinion et de croyance, et imposer des restrictions sur l’art et la littéraire sous prétexte de leur contradiction avec la loi islamique. Le courant salafiste, quant à lui, ne réclame pas seulement la supériorité de la loi islamique, mais il émet également des fatwas accusant d’apostasie tout ce qu’il juge contraire à l’islam, et appelle l’État à exécuter ceux qu’il considère comme apostats.

Al-Fizazi, un cheikh extrémiste, a exigé cela en disant : « Les lois universelles publiques volontairement ratifiées par l’État marocain doivent être supérieures aux lois locales privées qui font de cet État un véritable État islamique, et non pas seulement sur papier… Toutefois, inclure l’apostasie dans la liberté de croyance ne nous convient pas en tant que musulmans comme il convient aux autres, parce que nous sommes un État islamique qui considère l’apostasie comme une grande trahison ».

Par conséquent, Al-Fizazi a demandé à l’État d’exécuter les apostats : « Il s’agit là d’une caractéristique purement marocaine qui n’est pas conforme à l’article 18 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme du 10 Décembre 1948, ratifiée par le Royaume ». L’État doit garantir les libertés et droits de tous les citoyens, tout en confrontant le courant extrémiste qui accuse la démocratie et ses partisans d’apostasie.

Les partis islamiques impliqués dans le processus politique doivent améliorer le niveau de leurs discours, afin de s’ouvrir aux valeurs modernes et à la culture des droits de l’Homme, et d’éviter de soutenir l’extrémisme de manière indirecte. Le climat politique résultant des revendications des mouvements des jeunes a offert au courant extrémiste une marge de liberté d’expression et de mouvement qui menace sérieusement la sécurité et la stabilité du pays.

L’attaque des salafistes tunisiens contre le cinéma Afric’art illustre la violence commise au nom de la religion contre l’intelligence et l’humanité. La salle de cinéma a été détruite, et les citoyens ont été battus. C’est le modèle Taliban que les extrémistes espèrent imposer aux peuples maghrébins. Par conséquent, l’État et toutes les parties prenantes actives doivent accélérer les réformes politiques et renforcer les institutions constitutionnelles pour garantir les libertés et préserver les droits.

Vos commentaires

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معلم ابتدائي Il y a 10 mois

Prétendre que le mouvement du 20 Février a accéléré le processus de réformes constitutionnelles est une simple allégation qui doit être prouvée. Le régime marocain est conscient de la taille réelle du mouvement, et de son incapacité à réaliser le changement auquel il aspire, vu que la plupart des partis politiques ne le soutiennent pas. Ainsi, c’est les derniers événements régionaux et arabes qui ont accéléré les réformes constitutionnelles marocaines… Le mouvement du 20 Février a certes essayé d’imiter les soulèvements dans le but mobiliser le public marocain, mais la réalité politique du pays a démontré la séparation entre les élites politiques radicales et le peuple marocain qui ne fait plus confiance aux politiciens, que ce soit les participants à la pratique dite démocratique, ou les radicaux qui vivent dans leurs tours d’ivoire…

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Anonyme Il y a 10 mois

Le petit-fils du Prophète (la paix soit sur lui) : l’extrémisme religieux n’existe pas depuis que le Coran a été verbalement révélé par Gabriel, ce qui veut dire que la société islamique est unifiée, et que les musulmans doivent adopter l’approche du Prophète dans leur manière de traiter toute personne, quelle que soit sa race ou sa religion, car le Prophète Mohammed n’a jamais qualifié personne d’incroyant ou maudit quiconque au cours de sa vie, même les juifs qui, à cette époque, l’ont insulté et ont abusé de lui ainsi que le relatent de nombreux récits. Le Prophète Mohamed a fait preuve de patience et de pardon dans sa société, qui comprenait des juifs, des hypocrites et des musulmans, et il priait Dieu de les guider vers le bon chemin. Les musulmans qui ont succédé au Prophète ont montré de la sévérité envers les incroyants et de la miséricorde entre eux, ce qui signifie qu’ils étaient sévères dans leurs combats et miséricordieux dans leur société, et n’ont jamais blessé quiconque, ni juifs, ni autres. Les musulmans étaient des modèles de conduite pour les autres, mais cet état de fait s’est inversé à notre époque, où nous voyons des extrémistes se vanter d’embrasser l’Islam comme si l’entrée au Paradis leur était garantie, et qui traitent d’incroyant quiconque n’est pas vêtu ou barbu comme eux. Bien-sûr, il existe des musulmans désobéissants, mais il ne faut pas pur autant les traiter d’incroyants, à moins qu’ils ne se déclarent eux-mêmes athées. Cet exemple illustre le paradigme islamique. Où sont la gaieté des musulmans et la lumière qu’ils/elles apportent de Dieu par l’intermédiaire de l’amour et de la prospérité ? Musulmans, priez Dieu qu’il guide vos frères dans le droit chemin, ne les appelez pas incroyants et ne les maudissez pas ; guidez les vers le meilleur chemin. L’islam interdit les démonstrations et autorise les conseils. L’islam est un groupe dans un pays sans divisions entre sunnites et chiites. L’islam est un pilier divin, que nous avons reçu grâce à une révélation faite au Prophète Mohamed.

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Anonyme Il y a 10 mois

La loi islamique considère la liberté comme un droit. Toutefois, l’athéisme, l’homosexualité, le non-jeûne du Ramadan, etc., ne sont pas autorisés dans les pays musulmans, et sont dénoncés par la majorité. Il va falloir respecter la majorité si l’on veut appliquer la démocratie revendiquée par la minorité. Ceux qui ont des tendances atypiques doivent les pratiquer secrètement, sans inviter la majorité à les suivre. Ils doivent également arrêter d’accuser la majorité d’extrémisme seulement parce qu’ils sont en désaccord avec eux. L’islam est clair et explicite, et on ne doit pas prier sans ablutions pour ne pas être accusés d’extrémisme.

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Anonyme Il y a 6 mois

Dans mon commentaire, j’ai dit non, non, et non à un nouveau taliban au Maroc ; c’est un danger pour l’état civil.

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