Les droits de l'Homme prennent une nouvelle vie au Maroc

Abdelaziz_karraky-250 Par: Abdelaziz Karraky

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La Conseil national des droits de l’Homme est le successeur légitime du Conseil consultatif des droits de l’Homme, dont la création a marqué le début d’un changement qualitatif au Maroc, visant à assurer le respect des droits de l’Homme dans toutes les institutions. Au cours de son dernier mandat, le Conseil s’est employé très activement à protéger les droits de l’Homme en assumant plusieurs fonctions, notamment le suivi du processus électoral pour la première fois dans l’histoire du Maroc, et la contribution à la mise en œuvre des recommandations de l’Instance Equité et Réconciliation.

Le Maroc a entamé la phase de planification stratégique dans le domaine des droits de l’Homme à travers l’instauration de la citoyenneté, et l’établissement du Plan d’action national pour la démocratie et les droits de l’Homme qui va bientôt voir le jour. Par conséquent, il est indispensable de revoir les pouvoirs du Conseil des droits de l’Homme, afin d’assurer leur cohérence avec les changements de la société marocaine d’une part, et les Principes de Paris concernant le statut et le fonctionnement institutions nationales de la protection et la promotion des droits de l’Homme d’autre part.

Quels rôles le Conseil national pour les droits humains peut-il jouer, surtout que sa création coïncide avec la mise en place d’un mécanisme gouvernemental de coordination dans le même domaine ? Pour répondre à cette question, il faut examiner les Principes de Paris.

Ces principes visent à la promotion et protection des droits de l’Homme en invitant les États à établir des institutions nationales assumant diverses responsabilités, notamment : promouvoir et assurer l’harmonisation des lois, des règlements et des pratiques en vigueur sur le plan national avec les instruments internationaux relatifs aux droits de l’Homme ; encourager la ratification de ces instruments ou l’adhésion à ces textes ; et établir une dynamique internationale autour des droits de l’Homme imposant la coopération entre les pays.

Le Conseil national assume-t-il ces responsabilités ?

Le règlement intérieur du Conseil énumère ses fonctions conformément à la planification stratégique en cours dans le domaine des droits de l’Homme au Maroc. Cela explique pourquoi le Conseil dispose de larges pouvoirs qui comprennent la surveillance, le contrôle et le suivi des droits de l’Homme dans le pays tout entier.

Le Conseil peut dorénavant enquêter sur les cas de violation des droits de l’Homme et présenter des rapports à leur sujet ; anticiper les événements en agissant comme médiateur afin d’éviter les tensions qui pourraient mener à de tels abus ; contribuer au renforcement de la pratique conventionnelle ; et promouvoir la démocratie à travers le dialogue.

Les rôles, la composition et l’indépendance de cet organisme donnent l’impression qu’il s’agit un Parlement-miniature spécialisé dans les droits de l’Homme. Les changements en cours exigent que cet organe évoque les droits de l’Homme dans la formulation des politiques publiques, tant au niveau national que régional.

La rédaction du texte fondateur du Conseil national pour les droits de l’Homme a exigé des efforts considérables, mais l’institution ne sera pas active et n’atteindra pas ses objectifs jusqu’à ce que tous les membres soient nommés, et que son règlement intérieur soit établi, car les ressources humaines sont les seules capables de donner vie à ce texte, ou le laisser inanimé et sans vie.

Vos commentaires

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Anonyme Il y a environ un an

J’ai bien aimé votre commentaire en général sur le contenu du décret de création du Conseil national pour les droits de l’Homme, et en particulier la partie sur ce que certaines personnes ont fait pour pousser cette institution à réaliser les aspirations des citoyens marocains en termes de protection effective de leurs droits. Vous avez également attiré mon attention par la façon dont vous avez souligné le rôle actif que jouera l’institution, sans pour autant négliger les réalisations de l’ancien Conseil qui assumait souvent des responsabilités qui n’étaient pas mentionnées dans le décret. Je considère que ce changement est un gain pour les droits de l’Homme au Maroc, et je pense que cela va permettre au pays non seulement de polir son image, mais aussi de transmettre son expérience dans le domaine des droits de l’Homme aux pays qui sont en avance sur lui dans ce domaine. À propos du dernier paragraphe, nous avons effectivement besoin de ressources humaines expérimentées, professionnelles et prévoyantes qui sont intéressées par les études futuristes pour gérer et résoudre les problèmes et phénomènes sociaux, relever les défis et permettre aux citoyens d’atteindre les niveaux les plus élevés. H / Mohamed.

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Anonyme Il y a environ un an

C’est vrai que le Conseil national est tout à fait différent du Conseil consultatif, mais je ne comprends pas pourquoi il fallait remplacer à la fois le président et le Secrétaire général, par des personnes que je ne qualifierais pas d’inconnues, mais qui ne sont pas à la hauteur du niveau élevé du Conseil consultatif des droits de l’Homme. On pourrait se mettre en désaccord avec M. Ahmed Herzenni, mais il a contribué à créer une dynamique particulière pour les droits de l’Homme au Maroc. Quant à M. Mahjoub El-Hiba, personne ne peut nier qu’il a résolu beaucoup de questions grâce à ses incroyables capacités d’écoute et ses compétences en communication. Ce duo a créé une dynamique continue à tel point qu’il m’était difficile, en tant que journaliste, de suivre les activités du Conseil. Exclure ces deux hommes à la fois suggère une rupture avec le Conseil, alors qu’il est en effet chargé de la gestion de l’héritage du Conseil consultatif. Allal El-Rebati.

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Anonyme Il y a environ un an

Le passage du CCDH au CNDH est vraiment signifiant, j’aimerai bien croire ce que vous avez écris, peut être que le Maroc avait besoin d’ajuster ses institutions pour qu’elle soient harmonieuse avec les grands changements que connait le monde, mais ce que je ne comprends vraiment pas c’est la nomination au poste de président si on entend rien du CCME je ne vois pas comment le nouveau président du CNDH pourra donner un rayonnement a cette nouvelle institution, je crois que vous êtes trop optimiste, de toute façon l’avenir montrera qui avait raison

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Anonyme Il y a environ un an

hu je pense que beaucoup de gens ont été injustes envers le Conseil consultatif des droits de l’Homme, et je tiens à témoigner aujourd’hui de mon expérience personnelle, comme l’une des personnes qui ont bénéficié de l’intégration sociale. Je pensais que ma vie était finie, et que la seule chose que j’attendais était la mort. Mais grâce à l’indemnisation aux individus, j’ai retrouvé l’espoir, et je sens que mon humanité est restaurée en tant que personne qui a un revenu et un travail à faire dans la société. J’espère que le Conseil national suivra le même chemin. Je souhaite en effet la disparition effective des phénomènes qui nécessitent des indemnisations, et que le Maroc et même le monde entier jouissent des libertés, de la sécurité et de la paix. Merci Zawaya.

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Anonyme Il y a environ un an

Bonjour
pour moi il est un peu tôt de juger l’activité du CNDH il faut attendre a ce qu’il soit opérationnel et a ce moment la on peu voir si son président et son SG resterons des militants des droits de l’homme ou autre chose, car ses deux hommes jouerons un rôle primordial dans la conduite de cette instance

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Anonyme Il y a environ un an

J’attends avec impatience l’arrivée d’un jour ou les droits de l’homme seront respectes par tout le monde, à ce moment la nous n’aurons pas besoin de CNDH ou de CCDH, mais bravo pour l’analyse vous dites beaucoup de chose en peu de mot

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Anonyme Il y a environ un an

Je pense que le problème dans les pays du Maghreb n’est pas la création des institutions des droits de l’homme mais c’et l’absence de volonté politique pour le respect des droits de l’homme ; les pouvoirs politique souffrent de déficit démocratique ; ce qui rend les institutions incapables de faire quoi que ce soit

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Anonyme Il y a environ un an

je voudrai bien remercier zawaya qui nous permet de lire vos opinions,car depuis mon passage a la fac de rabat duquel je garde de beaux souvenirs de certains cours que le contenu nous choquait, mais finalement les jours ont démontraient la raison de votre approche, et je me rappele bien de votre analyse concernant le developpement des droits de l’homme dans le monde et la conception des musulmans que nous rejetions a l’epoque mais aujourd’hui je suis convaincu de votre objectivité. en ce qui concerne le CNDH je crois qu’il aura de beaux jours devant lui chose que nous verons certainement apres la reforme constitutionnelle
elmahdi zidouh

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Anonyme Il y a environ un an

Je n’oublierai jamais le petit bureau du Secrétaire Général du Conseil consultatif des droits de l’Homme, M. El Mahjoub El-Hiba, où il nous reçut un jour, un groupe de manifestants et moi pour négocier avec nous, car nous avions organisé un sit-in devant le Conseil pour que nos dossiers soient traités. Il a respecté notre humanité, et nous a accueillis comme personne ne l’a jamais fait ailleurs. Depuis ce jour-là, j’ai commencé à apprécier cet homme, et le Conseil grâce à lui. Je souhaite sincèrement la continuité de cette institution, et je suis certain que les meilleures personnes qui vont servir la cause les droits de l’Homme au Maroc sont des personnes comme El Mahjoub El-Hiba, parce que leur humanité est vraiment illimitée. Mohamed d’Azilal.

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Anonyme Il y a 6 mois

J’ai bien aimé cet article.

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