Service de Magharebia
Par: Nabila Saidoune

Force est de constater que les nouvelles technologies bouleversent notre quotidien jusqu’à suggérer des attitudes insoupçonnables en chacun de nous. Outre le phénomène social, l’effet Facebook et Twitter va influencer le fonctionnement classique de tout courant politique pour démocratiser son exercice voire construire des mouvements populaires.
Les manifestations post-électorales en Iran sont, nul doute, la meilleure illustration de la magie du net et ce que certains vont appeler «la démocratie du net». Cette idée de créer un monde sans frontières prend aujourd’hui tout son sens à travers la toile tissée grâce à ces sites sociaux nous projetant dans les fin fonds de l’Amazonie ou encore nous emmenant dans les contrées reculées du plus vieux continent et nous déplacer, en une fraction de seconde au pôle nord. La notion du temps et de l’espace s’évanouit comme par enchantement, mais les guerres et les luttes intestines font vite de nous ramener à une réalité amère que nul ne peut ignorer.
Ce constat suggère la question que voici : est ce que le progrès de ces nouvelles technologies peut contribuer à l’émergence d’un mouvement populaire ? La réponse ne peut-être qu’un grand « Oui » à même de bousculer l’ordre établi. Ceci peut être perçu, par certains, comme une véritable aubaine alors que d’autres demeurent convaincus que c’est une arme à double tranchant obsédés par l’idée de la « récupération politique ».
A croire qu’au fond de chaque citoyen sommeille un journaliste qui même de manière spontanée arrive à répercuter le message et « génération net » est ainsi née. Reste que face aux innombrables contrastes, ce phénomène exige de nous une vigilance citoyenne. Qui de nous pourra un jour oublier le visage ensanglantée de Neda ? Et c’est grâce, entre autres, à une vidéo mise en ligne qui a permis de dévoiler l’implacable violence des affrontements que l’on a tenté, en vain, de dissimuler à travers le black out des medias locaux ou mêmes de ceux venus de l’étranger sous la bannière «d’envoyés spéciaux».
Aucun pays ne pourra désormais vivre ou fonctionner de manière hermétique. Subséquemment, il se trouve aujourd’hui, à l’ombre d’une nouvelle pratique médiatique que seules les nouvelles technologies et ce qu’il en découle comme medias sociaux sont capables de susciter l’émoi et la mobilisation en si grand nombre et en un laps de temps si réduit. C’est carrément la révolution du 21eme siècle…
Vos commentaires
commentsAnonyme Depuis plus de 2 ans il y a
bien dit “une arme à double tranchant”
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