Al-Qaïda ne manquerait pas d'excuses pour légitimer la violence même à l'égard des peuples libres

Said_lakhal Par: Said Elakhal

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Alors que la région arabe vit d’importants changements au lendemain des révolutions populaires pacifiques contre les régimes autoritaires, visant à établir des démocraties fondées sur les valeurs et la culture des droits de l’Homme ; les organisations terroristes – surtout Al-Qaïda au Maghreb Islamique – risquent de voir leurs vrais objectifs révélés au grand jour.

Les organisations extrémistes ont toujours justifié leurs attaques contre les régimes politiques au pouvoir par l’autoritarisme de ces derniers, et leur alliance avec l’Occident des croisades. La charte du Groupe Monothéisme et Jihad au Maroc – dont 28 membres ont été arrêtés par les services de sécurité marocaine en Février 2007 -, stipule ce qui suit : « Les régimes établis par les hommes et prévalant dans les pays musulmans sont blasphématoires et fondés sur des lois juives et chrétiennes. Les fondateurs de ces régimes se considèrent des partenaires d’Allah en gouvernance ; et quiconque adopte, accepte et se réfère à ces régimes est polythéiste. Tout dirigeant qui remplace les lois d’Allah par des lois blasphématoires, ou qui rivalise avec Allah en termes de législation en promulguant des lois qui sont comparables aux Siennes, est mécréant ».

Le discours d’Al-Qaïda tient sa crédibilité partiellement des lois appliquées par les régimes au pouvoir, qui ne respectent pas les droits humains, ne préservent pas la dignité des citoyens, et confisquent les libertés fondamentales en imposant des lois telle que la loi d’urgence. Dans ce contexte, Al-Qaïda donne l’impression d’avoir des objectifs compatibles avec les aspirations des peuples de se libérer de l’emprise de la tyrannie.

La violence et l’existence même des groupes terroristes sont-elles toujours justifiées après les révolutions égyptienne et tunisienne, et l’effondrement de la tyrannie et de l’oppression ?

Ces peuples sont-ils toujours menacés par les groupes extrémistes même après leurs révolutions pacifiques pour achever une véritable souveraineté et autorité sans tutelle, et après s’être libéré de l’oppression du despotisme et de tyrannie ?

La réponse est certainement oui, et les justifications sont clairement détaillées dans les doctrines de ces organisations, qui ne manqueraient pas d’excuses pour légitimer leurs attaques terroristes.

Ces groupes extrémistes adoptent des doctrines qui leur permettent de massacrer et détruire les peuples libérés de la tyrannie, sur la base des justifications suivantes :

1- La démocratie est un système de Kufr : Tous les groupes extrémistes estiment que la démocratie est un blasphème, et combattent ainsi les peuples qui l’adoptent.

Pour eux, la démocratie est « un appel blasphématoire qui déifie les créatures et leur permet de légiférer et de gouverner à la place d’Allah le Tout-Puissant. Par conséquent, la démocratie est un blasphème en flagrante contradiction avec les enseignements de l’Islam. Quiconque adopte, prône, soutient et se réfère à la démocratie est un infidèle apostat, même s’il prétend être musulman et qu’il porte un nom musulman ». C’est une légitimation claire de la violence contre les démocraties. En effet, ces peuples libérés offrent aux groupes extrémistes une raison plus puissante pour les cibler et les terroriser, du fait d’avoir choisis librement un système démocratique qui permet aux gens de légiférer.

2 – La gouvernance appartient à Allah seul, et les groupes extrémistes considèrent que la démocratie reconnaît la gouvernance des humains au lieu d’Allah. Ainsi, « quiconque engage une autre divinité avec Allah en termes de législation est un polythéiste. Le monothéisme exige le rejet de tous les tyrans anciens et contemporains ».

3 – Le califat islamique est le seul système légal, car il ne permet l’alternance au pouvoir que pour ceux qui adoptent ce régime. Cela signifie que les non-adeptes de ces organisations ne peuvent pas prendre le pouvoir, même s’ils sont librement choisis par le peuple. Le système du califat est fondé sur la gouvernance, et non sur la démocratie. Quiconque croit en la gouvernance doit rejeter la démocratie, même quand il s’agit des partis islamiques soi-disant modérés.

Cheikh Abdel Akher Hammad a confirmé cela dans son livre « termes et concepts » à propos du Front de Salut: « Ce qui est encore plus dangereux, c’est de dire : Les islamistes au pouvoir doivent l’abandonner si le peuple choisit quelqu’un d’autre. Cela signifie que le souverain musulman à qui Allah a permis de gouverner un pays en appliquant Ses lois, doit laisser son poste à quelqu’un qui va régir selon les lois de Satan.

C’est une question d’approches, et non d’individus. Si la nation estime qu’un gouverneur est incompétent et incapable de remplir la fonction qui lui est imposée par Allah, le peuple peut le révoquer et nommer quelqu’un d’autre pour appliquer la même approche divine. Les gens ne doivent pas avoir la liberté d’adopter l’approche de leur choix ».

Tant que les groupes extrémistes adoptent ces doctrines, ils ne vont pas renoncer à la violence, mais vont plutôt la considérer comme la seule solution pour établir un règne islamique, comme le stipule la déclaration d’un groupe radical : « la guerre est le seul moyen pour mettre en place un régime islamique ».

Vos commentaires

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عبد الله Il y a environ un an

Il est connu pour sa tendance à l’exclusion. Pas de commentaire sur ce genre de personnes.

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Anonyme Il y a environ un an

oui la democration est kofr cest au de la democrationque lamafian gere les peuples cest le royaume juif la democration au nom de la democratie les juilsont creer l onu enfin toutes associtions mondiale meme la fifa cest juif

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