Service de Magharebia

Les changements issus de la révolution tunisienne qui a renversé le Président Zine El Abidine Ben Ali soulèvent une grande question sur l’ampleur des transformations possibles au niveau des choix politiques tunisiens majeurs vis-à-vis du système universel des droits de l’Homme.
Nul ne peut nier la gravité de la transformation politique qui a eu lieu après le 14 Janvier, vu la perte du régime en place de son plus grand symbole représenté par le chef de l’Etat et le chef du parti au pouvoir qui possédait un pouvoir infini et une autorité absolue, similairement à tous les dictateurs arabes.
Par conséquent, le chef absolu a laissé derrière un gouvernement qui est faible et vulnérable face à tous les événements et influences..
En réalité, il y a un détail important qui complète la scène ; il s’agit de l’arrivée de nouveaux ministres appartenant à l’opposition démocratique, en tant qu’individus ou partis… MM Tayeb Baccouche, Ahmed Ibrahim, Nejib Chebbi, et Mohammed Aloulou – activiste de longue date au sein de la Ligue tunisienne des droits de l’Homme, malgré son appartenance au parti au pouvoir ; et Mmes Fouzia Charafi et Habiba Ben Ramadan ; sont tous attachés aux principes des droits de l’Homme, et à la nécessité de leur respect et développement.
Dans de telles circonstances, il est difficile d’imaginer que le gouvernement tunisien prenne des mesures ou décisions annulant les engagements du pays concernant les droits de l’Homme, ou apportant des modifications significatives à ses choix antérieurs dans le domaine….
En effet, c’est le contraire qui s’est produit, car les nouveaux ministres et les gauchistes en général ont amené le gouvernement à ratifier les conventions internationales rejetées par le régime précédent malgré la pression constante des organisations indépendantes des droits de l’Homme….
Le gouvernement a justement annoncé la ratification du Protocole de l’ONU sur l’abolition de la peine de mort, ainsi que le Protocole de la Cour pénale internationale…
Ce n’est pas improbable que les autorités entreprennent une ratification complète et exhaustive de tous les contrats et traités internationaux que l’ancien régime rejetait dans le passé, en ignorant les demandes des organisations tunisiennes des droits de l’Homme. Cela soulèverait toutes les anciennes réservations faites sous prétexte de l’incompatibilité de certains articles des traités internationaux avec les législations nationales dérivées directement de la charia islamique…
Toutefois, les choses sont plus complexes qu’elles en ont l’air. Les changements au sommet du pouvoir ont été marqués par le retour de l’islam politique au devant de la scène politique, surtout quand Rachid Ghannouchi et des dizaines d’autres dirigeants du Mouvement de la Renaissance sont revenus à la Tunisie et à son activité politique. On s’attend à ce que le Parti de la renaissance obtienne une autorisation légale pour participer à la sphère politique, bien que cela soit une violation flagrante de la Constitution et de la loi sur les partis politiques de 1988 bannissant tout parti basant son activité politique sur la religion…
Le retour de l’islam politique suscite l’inquiétude des milieux démocratiques et modernistes en général, surtout parmi les femmes. On craint que le gouvernement cède à la pression et annule certaines lois et législations relatives aux droits des femmes…
Il y aura certainement des conflits dans la période à venir au sujet de toutes les questions liées à la religion et sa place dans la société et l’État, ainsi que la menace posée par les courants obscurantistes sur les réalisations progressives de la Tunisie…
Selon les us et coutumes dans le domaine international ainsi… plus
Le deuxième gouvernement intérimaire tunisien s’est dépêché d’approuver plusieurs conventions… plus
Notre dignité humaine inhérente est à l’origine de la révolution
… plus
Vos commentaires
commentsAnonyme Il y a environ un an
Arrêtez s.v.p. de parler du président Ben Ali. D’une part il ne l’est plus, et d’autre part le terme approprié est “dictateur” et non pas “président”. Seuls les pays démocratiques ont un président.
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Anonyme Il y a environ un an
Oui bien sure on arrete de nommer President l’ex dictateur….mais il faut preter tres attention aux trois derniers capitres du post de mr Salah Zeghidi, le quel point l’attention sur une des principales problematiques actuelles…
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Anonyme Il y a environ un an
Vous êtes les plus grands obscurantistes et les plus grands trafiquants de femmes !!!!!!!!!!!!!
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Anonyme Il y a environ un an
Cher Monsieur, la démocratie exige la présence de toutes les élites et tous les partis politiques, parce que c’est ça le vrai jeu. Qualifier des partis religieux d’obscurantistes est une violation flagrante du droit à la liberté d’expression, du droit au rassemblement, et tous les autres droits associés à la soi-disant démocratie. En outre, les tentatives flagrantes d’enterrer le Rassemblement Constitutionnel Démocratique, et les politiques d’intolérance et d’exclusion que vous avez adoptées pour provoquer le public tunisien qui ne représente pas le peuple tout entier, prouvent votre désir de monopoliser le pouvoir. J’espère donc que vous allez changer de style, et surtout travailler sur vos méthodes de communication et de discussion qui montrent clairement que vous ne maîtrisez pas l’éthique du dialogue démocratique.
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