Inondations - la prévention passe par l’aménagement du territoire, la réhabilitation des forêts et le partage des informations entre pays

Adel_rochdy Par: Adel Rochdy

101208-zawaya-photo

Encore une fois, les inondations ont causé des pertes humaines et d’énormes dégâts économiques.

Encore une fois, les Etats du Maghreb n’ont pas su anticiper les catastrophes naturelles malgré les nombreuses alertes émises par les Nations Unies et les ONG.

Il ne s’agit évidement pas de contrôler le flux des précipitations, l’homme n’y est pas encore parvenu, mais simplement de réduire au maximum les dégâts.

Ce sont les habitations situées dans les zones inondables qui sont les plus touchées. De ce fait, les gouvernements devraient revoir leur plan d’aménagement de territoire et d’urbanisme, soit en interdisant les constructions dans les zones à risque, soit en équipant les communes des moyens nécessaires pour empêcher les eaux de causer de grands dégâts dès les premières grandes précipitations (digues, levées, etc.).

La déforestation et le déboisement sont également à l’origine des catastrophes dues aux fortes pluies qui frappent les régions du Maghreb. Chacun sait en effet, que l’eau est absorbée par les racines des arbres. Or sans arbres, il n’y a pas de racines et donc l’eau ne peut plus être absorbée. Si la végétation fait défaut, le sol devient un tas de sables mouillé qui se transforme en boue qui peut engloutir les maisons.

Il faut donc, au lieu de déboiser en vue de construire, reboiser et chercher d’autres solutions pour les habitations.

Ce sont là des constats qui ne peuvent échapper à personne au 21ème siècle. Il ne s’agit pas de traiter radicalement les conséquences des intempéries, mais de réduire sensiblement leurs effets néfastes.

Les pays du Maghreb semblent prendre de plus en plus conscience de ce problème et œuvrent à mettre en place les mesures adéquates pour réduire les risques.

Mais comme il s’agit d’un problème humain, il faut associer les populations à la gestion des risques météorologiques. Comme pour la sensibilisation aux questions d’ordre sanitaire, il faut éduquer les populations à la culture de la prévention.

Il faut aussi savoir qu’en matière de catastrophes naturelles, la décision de mettre en plan un plan de secours d’urgence ne peut pas attendre. Aussi, il faut doter les élus locaux (les maires surtout) de moyens juridiques et politiques pour qu’ils puissent déclencher les opérations de secours sans attendre l’autorisation de l’autorité de tutelle.

Même chose, pour l’élaboration des plans d’urgence ou pour la mise en place des installations et des équipements destinées à prévenir les grandes crues et les fortes précipitations. Il faut obligatoirement associer les élus locaux et les associations de la société civile car ils connaissent mieux le terrain que les bureaucrates et les technocrates qui vont décider à leur place de l’infrastructure appropriée.

Enfin, autre élément important, il faut que les Etats puissent collaborer entre eux et partager les données et les informations concernant les alertes météorologiques.

Vos commentaires

comments

Anonyme Il y a environ un an

Je vais dire quelques mots : se cacher dans les lieux élevés comme les montagnes.

Publiez vos commentaires immédiatement ! Enregistrer

1800 caractères restants (1800 max)

Entrer les chiffres
Button

Autres opinions

Les infos de Magharebia