Les pays maghrébins peuvent mieux se préparer aux catastrophes naturelles

Abdelaziz_karraky-250 Par: Abdelaziz Karraky

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Aucun pays ne peut faire face aux catastrophes naturelles, quelle que soit sa force ou son niveau de développement. Les États sont souvent impuissants devant la colère de la nature qui détruit tout sur son passage. Toutefois, les progrès technologiques ont permis aujourd’hui d’atténuer – sans pour autant réduire – les répercussions des catastrophes naturelles, et de sauver des vies. Grâce aux progrès réalisés dans le domaine de la météorologie, il est devenu possible de prévoir les diverses fluctuations climatiques, et de déterminer si elles présentent un danger quelconque. Les inondations de Casablanca, par exemple, n’étaient pas une surprise, parce qu’elles étaient annoncées à l’avance par les services météorologiques. Cela a permis de prendre un certain nombre de mesures, comme la fermeture des écoles, qui ont atténué l’impact des inondations.
Cependant, les infrastructures de la ville n’ont pas pu tenir le coup devant la quantité colossale des précipitations qui a dépassé la moitié du total annuel régional habituel. Les pays maghrébins peuvent-ils exploiter les technologies modernes pour mieux se préparer aux catastrophes naturelles ? Identifions d’abord les catastrophes qui représentant des menaces pour la région.

Premièrement : La désertification. Malgré les efforts déployés, le désert ne cesse de ramper insidieusement chaque année, submergeant de grandes surfaces de terres fertiles, et causant plusieurs déséquilibres environnementaux et humains. Les pays maghrébins doivent établir des instituts spécialisés pour étudier ce phénomène, trouver des solutions efficaces en recourant à des technologies de surveillance des mouvements du vent, et développer une végétation appropriée.

Deuxièmement : La pénurie d’eau. Selon diverses études, l’eau potable se fera de plus en plus rare dans la région maghrébine dans l’avenir, ce qui signifie que ces pays doivent s’attendre à des saisons de sécheresse et s’y préparer. Pour ce faire, il faut disposer de mécanismes très élaborés pour identifier la dynamique des précipitations, stocker les eaux pluviales, et établir des cartes précises des eaux souterraines.

Troisièmement : Les inondations, dont l’intensité est susceptible d’augmenter dans les années à venir. Si l’on ne peut pas prévoir les inondations, leurs répercussions seront sans doute sévères. Par conséquent, il faut implémenter plusieurs mesures, notamment :

A) Établir une politique générale pour promouvoir les outils et programmes permettant une meilleure prévision des déséquilibres climatiques et leurs conséquences possibles.

B) Échanger les informations entre les pays maghrébins pour mieux se préparer pour faire face aux catastrophes.

C) Renforcer les capacités des ressources humaines à travers des programmes de formation continue qui leur feront découvrir les dernières technologies, ainsi que les expériences des pays qui ont développé des programmes proactifs de réaction aux catastrophes.

D) Réhabiliter la société civile afin de développer ses mécanismes en matière de sensibilisation des citoyens, et d’atténuation des conséquences des catastrophes naturelles.

Ces mesures nécessitent des fonds importants, mais elles resteront moins coûteuses que l’acquisition d’armes dont les effets négatifs sur l’environnement en cas de leur usage sont imprévisibles.

Vos commentaires

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Anonyme Il y a environ un an

Il semble que les pays maghrébins ont besoin d’unir leurs efforts plus que jamais pour faire face aux catastrophes naturelles. Cependant, cela n’est pas encore inclus dans leurs agendas gouvernementaux qui n’aspirent pas à l’unité qui peut transformer le Grand Maghreb en une zone ouverte de liberté et de démocratie; et ce à cause du problème imaginaire du Sahara qui a créé une atmosphère de plus en plus tendue dans la région. Al-Makki Al-Zaafani.

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Anonyme Il y a environ un an

Depuis toujours, les catastrophes naturelles sont durement ressenties, mais il
se sont multipliées et intensifiées ces dernières décennies.
Ces catastrophes peuvent réduire à néant les acquis d’un développement durement gagné et des richesses difficilement accumulées dans les pays du Maghreb. C’est pourquoi l’acquisition des technologies modernes est fondamentale, mais est ce qu’elle est suffisantes?
Les systèmes d’alerte actuels reposent sur des instruments de mesure sophistiqués utilisés en télédétection, en météorologie, en physique et en géophysique et sur les moyens de communication modernes. Cependant, la prédiction des risques naturels n’est pas encore une science exacte.
Les satellites météorologiques diffusent continuellement des données et des images sur la répartition des masses d’air au-dessus des continents et des océans. Le globe dispose d’un réseau dense de stations terrestres et marines qui recueillent en permanence les données sur tous les éléments météorologiques (température, humidité, orientation et vitesse des vents…) dans les basses couches de l’atmosphère.

Les radars météorologiques au sol jouent un rôle important dans la prévision à court terme, ce qui permet de déclencher l’alerte à temps pour éviter ou limiter les catastrophes.
Cependant, ces dispositifs manquent parfois de précisions ou sont mal interprétés en temps utile. De nombreux exemples récents montrent que c’est surtout le manque d’organisation dans les secours et le défaut dans l’appréciation d’un danger qui sont responsables du bilan catastrophique de certains évènements météorologiques.
C’est pourquoi des solutions durables s’imposent dans les pays Maghrébins. Le principal défi consiste donc, comme vous l’avez précisé dans votre article, à renforcer la capacité des acteurs locaux dans ses pays à réagir aux crises, et ce de façon durable et adaptée au contexte local. Il faut aussi encourager et favoriser l’élaboration de politiques et de stratégies visant à prévenir les catastrophes dans ces pays par le biais de projets à long terme et de réglementations. Il faut aussi visualiser les zones qui peuvent être inondées, de préciser la connaissance du risque naturel, de le prendre en compte dans l’aménagement et de poser les bases d’une réflexion globale de la prévention sur le territoire qu’il couvre.

En conclusion, si l’on sait aujourd’hui que les pays Maghrébins peuvent prévenir certains types de catastrophes naturelles, on sait aussi pourquoi ils sont incapables d’en prévenir d’autres. Le progrès technique doit être accompagné des mesures comme ceux que vous avez cités pour affronter à temps les catastrophes naturelles.

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Anonyme Il y a environ un an

Cher Professeur, je ne sais pas comment vous faites pour analyser ces sujets avec froideur et neutralité. Vous avez réduit une question importante exigeant une reddition des comptes, à des aspects purement techniques, comme s’il s’agissait d’une voiture ou d’une machine industrielle. Vous devez savoir que ce problème existe dans tout le Maghreb, et que ces pays ont besoin d’une décision politique. La volonté politique est ce dont le Grand Maghreb arabe a besoin, et le reste n’a pas de sens, à mon avis.

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Anonyme Il y a environ un an

La politique d’armement dans la région peut en effet avoir des conséquences catastrophiques sur l’environnement, puisque ces pays ont acheté beaucoup d’armes récemment. Si, à Dieu ne plaise, ces armes sont utilisées, elles vont nuire à l’environnement et à l’humanité. Si al-Qaïda ne cherchait pas à établir le terrorisme dans la région, étant donné sa proximité avec l’Europe et l’Océan Atlantique à travers ses différentes voies navigables, la région n’aurait pas besoin de cette énorme quantité d’armes qui usent des fonds qui auraient pu financer le développement qui serait utile non seulement aux pays de la région, mais aussi à l’Europe, l’Afrique et le reste du monde.

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Anonyme Il y a environ un an

je suis tout a fat d’accord sur le point concernant l’echange de l’information, je crois que le buletint de la meteo qui cerculait etait important pour la limite des degats dans les vies humaines ce qui prouve que pour n’importe quel lutte contre tout genre de catastrophe la possession de l’information et de sa cerculation demeure capital

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