Service de Magharebia
Par: Mohammed Cherkaoui

En début du mois d’octobre 2010, le service des brûlés de l’hôpital des enfants de Rabat a reçu un enfant de 10 ans brûlé au troisième degré, victime de son propre père, qui un soir, sous l’effet de l’alcool l’a aspergé d’un produit inflammable et a claqué une allumette.
Cet enfant ne retrouvera l’usage de ses mains, de ses bras et de ses jambes, qu’après plusieurs opérations de chirurgie réparatrice très lourdes et très couteuses.
L’observatoire des droits de l’enfant au Maroc rapporte le cas d’un nourrisson dont la cage thoracique a été défoncée par une maman qui ne supportait pas les cris stridents de son bébé âgé à peine de quelques mois.
La majorité des victimes d’abus sexuel au Maroc sont des enfants âgés de moins de dix ans et le plus souvent les agresseurs sont des membres de la famille. Et les affaires médiatisées d’enfants ayant subis des sévices sexuels de la part de leurs proches adultes ne constituent que la partie visible de l’Icerberg. Ajoutez à cela que les tribunaux ne font pas appel à des expertises médicales pour pouvoir évaluer le degré de la souffrance physique et psychologique de ces enfants qui vont garder des traces indélébiles pouvant hypothéquer leur avenir mentale.
Les spécialistes parlent d’une effraction psychique dont les symptômes peuvent aller de la panique, la peur, les troubles de sommeil, jusqu’à la dépression. Chez certains enfants, on observe un retour de l’énurésie et de l’encoprésie. Plus que cela, les victimes d’abus sexuel s’isolent, se désorganisent, leur niveau scolaire régresse.
Sur un autre registre environ 1000 cas de violence en milieu scolaire au niveau national ont été recensés au Maroc en 2009. Les violences physiques sont essentiellement des châtiments corporels allant de la gifle aux coups avec des tuyaux, règle en fer, fils électriques, bâtons et coups de pied, ajoutez à cela la violence psychologique, difficilement quantifiable, se manifeste essentiellement à travers les insultes qui touchent la dignité de l’enfant.
Aujourd’hui dans des sociétés comme les nôtres, l’urgence est d’évaluer l’ampleur de ce phénomène par des études sérieuses et de mettre en place de véritables programmes d’éducation civique destinés aux parents et aux éducateurs.
Par ailleurs, la promulgation de lois châtiant les auteurs de ces crimes contre des enfants innocents, aura essentiellement un effet dissuasif auprès de parents connus pour leur agressivité spontanée ou déclenchée suite à des circonstances particulières. Il ne faut pas qu’on se voile la face, ce phénomène est souvent passé sous silence dans nos sociétés maghrébine. Prendre comme prétexte qu’il ya risque d’atteinte à l’autorité parentale, est une manière de fuir ses responsabilité et en cas d’existence de traumatismes graves suite à ces violences et surtout en cas de récidives sur ces enfants, cela pourrait s’assimiler à non assistance à personne en danger.
Les points soulevés par la question ci-dessus sont la violence… plus
Nul ne peut nier que la Tunisie est le pays… plus
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Vos commentaires
commentsAnonyme Il y a environ un an
Merci pour ces informations. J’espère que cet article va attirer de nouveaux lecteurs a votre ce site. Que la paix soit avec vous.
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