Qui domine le passé, domine l’avenir ….

Iqbal_photo Par: Iqbal Al Gharbi

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La diffusion des superproductions iraniennes , « Le Messie », « le prophète Joseph », « la Vierge Marie » sur des chaines maghrébines comme Nessma et Hannibal ont suscité polémiques et controverses !

Certains pensent que ces feuilletons historiques « se basent sur des fatwas chiites qui autorisent la représentation des prophètes ». Chose à laquelle les Sunnites ne consentent pas.

Toutefois, au-delà de la traditionnelle problématique de l’image en islam, c’est l’éternelle querelle entre Sunnites et Chiites, et la peur de l’expansionnisme culturel de l’Iran et de son projet impérial qui a alimenté les passions politiques.

Au fait, il serait difficile de trouver, dans le Coran, une « théorie de l’image » ou, du moins, une position bien définie à ce sujet contrairement au judaïsme où la question de l’icône est au centre des dix commandements : « Tu ne feras point d’idole, ni une image quelconque de ce qui est en haut dans le ciel ou en bas sur la terre ou dans les eaux au-dessous de la terre », dit la Bible.

Quant à la représentation des prophètes et des personnages saints, c’est un tabou diversement respecté en terre d’islam:

Cet interdit a été bravé, dans le monde arabe à plusieurs reprises. Les exemples les plus célèbres sont le film “ Arrisala ” où sont représentés certains compagnons du Prophète comme Hamza et Bilel, le film “ L’Emigré ” de Youssef Chahine qui raconte l’histoire du prophète Joseph, le feuilleton “ Al Kâakaâ Ibn Amrou Attamimi ” qui est passé sur MBC a osé personnifier non seulement Al Kâakaâ qui est un compagnon mais aussi Abou Baker Essiddik, un des dix Compagnons auxquels le Prophète a promis le Paradis.

Le malaise suscité par ces feuilletons est révélateur de plusieurs impasses culturelles et politiques qui méritent plus d’attentions :

- La méconnaissance de la culture iranienne, révélée par la mondialisation des images, et de sa profonde et particulière religiosité, ainsi que de son syncrétisme structurel.

- Les ambigüités du dialogue interreligieux où souvent on occulte les différences pour se focaliser sur quelques points communs.

- L’image et la représentation de la démocratie pour les élites maghrébines : cette démocratie est plus que politique, elle est éthique. Elle n’est pas un simple outil politique mais une valeur.

- Le respect des traditions et des normes qui doit aller dans les deux sens. Les grands fondements de la libre expression, de la liberté de la création, pour lesquels des milliers d’individus se sont sacrifiés, doivent aussi être respectés.

- La construction d’un espace public commun où nul ne se sentirait lésé dans sa spécificité et où la liberté de chacun serait respectée, garantie et protégée.

Vos commentaires

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Anonyme Il y a environ un an

Pour savoir si la représentation des prophètes et des messagers est permise ou interdite, il faut demander aux érudits spécialisés dans la religion, la Charia, et le Fiqh. À mon avis, nous devons respecter les normes et les règles régissant les débats académiques et scientifiques, et ignorer les considérations politiques et commerciales. Ce phénomène est l’un des développements qui devraient être décidés par des organisations islamiques spécialisées.

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Anonyme Il y a environ un an

Le problème ne réside pas dans la représentation d’un personnage historique, d’un prophète, ou d’un messager (paix soit sur eux), mais plutôt dans ce que le directeur (ou auteur) veut de ce projet ,,,,,,,,

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