Service de Magharebia
Par: Nabila Saidoune

Un otage français est exécuté par Al Qaeda Maghreb Islamique (AQMI) le 24 juillet dernier au Mali. L’Europe est en émoi, le Maghreb l’est aussi. Les raisons sont diverses mais la finalité est la même et confirme que la déstabilisation créée par cette nébuleuse terroriste n’est bénéfique à personne et d’aucune manière.
Inéluctablement, le Maghreb ne manquera pas d’en pâtir politiquement et économiquement avec l’épée de Damoclès braquée en sa direction si les pays du Sahel ne prennent pas leur destinée en main car l’investissement est directement lié à l’aspect sécuritaire et ce qui se passe au Niger en est la meilleure illustration.
Autrement dit, l’épisode Michel Germaneau ne saurait mettre à mal la volonté des pays concernés de renforcer leur coopération car cet assassinat vient rappeler à quel point le phénomène du terrorisme au Sahel n’est pas à prendre à la légère et souligne en rouge l’urgence pour les Etats de la région, s’ils veulent sécuriser durablement leurs territoires, de jeter sans plus attendre les jalons d’une réelle coopération militaire.
Pour le moment, il n’y a certainement pas lieu d’attendre de grands résultats de la lutte antiterroriste du comité d’état-major opérationnel installé à Tamanrasset et dirigé conjointement par l’Algérie, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Burkina Faso. Il faudra certainement du temps pour que cette structure trouve la cohésion, les moyens et les réflexes nécessaires pour la conduite d’opérations sur le terrain.
Néanmoins, les Etats impliqués dans ce projet ne doivent pas éternellement se cacher derrière le manque d’expérience pour se dérober à leurs responsabilités en espérant que les Occidentaux finiront bien un jour par venir “nettoyer” la région à leur place. Les événements de ces derniers mois, montrent bien que cette tentation est grande chez certains leaders de la région.
Inutile de dire que céder à de tels calculs risquerait non seulement d’être dramatique pour le Sahel au plan sécuritaire, mais incontestablement aussi de donner durablement du grain à moudre aux terroristes et aux criminels de tout acabit.
Mais y’a-t-il réellement un échappatoire à cette internationalisation de la lutte antiterroriste ne serait-ce qu’au niveau logistique avec les technologies de pointe qui ne sont pas le point fort des pays du Sahel en proie, en plus, à d’autres maux sociaux à commencer par la crise alimentaire ?
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Vos commentaires
commentsAnonyme Il y a environ un an
le vrai terrorisme est celui des etats mafieux qui pour des interets ,souvent etroits,peuvent massacrer une gande partie de leurs populations innocentes.alors,de grace, parlons du vrai terrorisme et arretez de leurrer l opinion.
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Anonyme Il y a environ un an
salut de quoi tu parl la
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Anonyme Il y a environ un an
Il n’y aurait peut-être pas de terrorisme si les Etats dits avancés n’avaient pas commencé. Cela a créé une frustration que les “faibles” évacuent par une violence “aveugle”.
Si on doit lutter contre ce terrorisme, on doit :
1. Convaincre les Etats dits “avancés” de changer de comportement (ce comportement favorise l’extrême droite israélienne à rater le coche de créer un havre les éloignant de l’antisémitisme européen. Curieux que le juif moyen ne s’en soit pas aperçu)
2. Offrir, mais c’est aussi difficile que le point précédent, aux frustrés terroristes, une société plus égalitaire et plus morale.
Mais, hélas! ceci est de l’utopie
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