Service de Magharebia
Par: Abdelaziz Karraky

Le discours du président Barack Obama à l’Université du Caire ne s’est pas limité à l’élaboration d’une feuille de route qui va certainement conduire à l’édification d’une véritable paix au Moyen-Orient, mais il a également souligné les mécanismes de progrès au 21ème siècle, à savoir l’éducation et l’innovation. Ceci est cohérent avec l’orientation de l’Organisation des Nations Unies pour l’Education, la Science et la Culture, dans la 48e session de la Conférence Internationale sur l’Education à Genève, en Novembre 2008, sous le slogan: " Education intégratrice : la voie de l’avenir ". De là, la question se pose sur l’existence d’une volonté suffisante dans les pays du Maghreb pour améliorer l’éducation et l’innovation, et créer des opportunités d’emploi pour les jeunes, sachant que l’innovation ne peut être dissociée de l’éducation.
Malgré les efforts considérables déployés par les pays du Maghreb dans ce domaine depuis leur indépendance, par la mise en œuvre de la gratuité de l’éducation, le déficit est toujours important. Le phénomène de l’analphabétisme est largement répandu, tout en ayant des proportions différentes d’un pays à l’autre, et entre les zones urbaines et les zones rurales dans chaque pays. Certains pays de la région n’ont pas été en mesure de généraliser l’éducation de base pour les enfants en âge de scolarité. Les pays du Maghreb peuvent-ils donc être au niveau recommandé par l’assemblée générale de l’organisation des Nations Unies, quand elle a consacré la décennie 2003-2012 à éradiquer définitivement l’analphabétisme d’ici l’an 2012 ?
Les différents problèmes structurels dont souffre l’éducation ont mené tous les efforts déployés à faire face à un certain nombre de difficultés, notamment le besoin de dépenses qui augmentent au cours des années, alors que les ressources économiques sont connues, limitées et surtout liées à l’étranger. Cela signifie que les programmes de développement prévus pour l’éducation et autres domaines dépendent de la situation mondiale et du climat des relations internationales.
Parler de l’innovation nous amène directement à parler de la recherche scientifique qui bénéficie d’un faible pourcentage des budgets publics, alors que les besoins immédiats pressent pour les compter parmi les priorités pour bénéficier ainsi d’importantes dépenses.
L’éducation a été considérée à travers l’histoire comme le meilleur outil pour le progrès social, mais ce n’est plus possible dans certains pays maghrébins, puisque les jeunes titulaires de hauts diplômes souffrent du chômage qui a atteint environ 14% en Tunisie, et près de 9,1% au Maroc. L’éducation est tenue pour responsable de cette situation, estimant qu’elle ne répond plus aux besoins du marché de l’emploi en termes de ressources humaines spécialisées. Cela a conduit certains pays à revoir l’ensemble de leurs politiques éducatives, à travers une gamme de plans, dont certains ont été considérés comme des plans d’urgence, comme ce fut le cas au Maroc. Cependant, ce que l’on puisse dire est que le secteur privé dans les pays du Maghreb a encore un faible rôle, non seulement dans le domaine de l’éducation, mais aussi dans le domaine de la recherche scientifique. Nous voyons rarement des banques, par exemple, contribuer au financement de l’éducation ou de la recherche scientifique, car elles sont principalement intéressées à s’engager dans des projets à rentabilité rapide et garantie.
Vos commentaires
commentsAnonyme Depuis plus de 2 ans il y a
Bonsoir, je suis d’accord avec vous sur le fait de lier entre l’innovation et l’éducation. Il ne peut y avoir d’innovation sans un bon niveau d’éducation. Nous devons savoir que le meilleur environnement pour l’innovation est les universités et divers centres de recherche scientifique, dont nous ne disposons pas au Maghreb et dans de nombreux pays du tiers monde. Je tiens à souligner que l’innovation ne dépend pas toujours des dépenses, en dépit de leur importance, mais elle dépend également d’une volonté politique consciente de l’importance de l’innovation comme un instrument de progrès, et qui cherche à l’activer à travers un ensemble de politiques publiques.
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Anonyme Depuis plus de 2 ans il y a
Zineb d’Oujda: Que la paix soit avec vous. La tâche de l’amélioration de l’éducation et de l’innovation est l’une des priorités du gouvernement marocain, surtout que le classement du pays dans le développement de l’éducation est très bas. En dépit du programme d’alphabétisation de 2003-2012, le Maroc a faiblement progressé au cours des six dernières années, malgré les effort fournis par le gouvernement, et les associations tout particulièrement, pour la généralisation de l’éducation à l’âge de scolarité, surtout dans les zones rurales où très peu d’enfants sont en mesure d’achever leurs études. Même si ces enfants continuent leurs études supérieures – en particulier à l’université – il n’y a pas d’opportunités d’emploi pour les jeunes,. Beaucoup de jeunes envisagent de faire de la recherche scientifique, mais ils souffrent de l’absence d’encouragement de la part de l’Etat, ce qui les oblige à aller à l’étranger pour faire de la recherche et s’installer à l’extérieur du pays pour de bon. Par conséquent, l’éducation et l’innovation au Maghreb sont parmi les priorités des budgets publics dans les pays en voie de développement, puisque le rendement de l’éducation et de l’innovation n’a pas atteint – jusque là – le niveau requis.
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Anonyme Depuis plus de 2 ans il y a
Bonjour frère Karraky. Le contenu de votre article ne m’a pas vraiment convaincu, pour plusieurs raisons que je ne vais pas discuter en détails, mais je vais citer un seul élément, qui est de trouver des emplois pour les jeunes. Peut-on dire que cela est lié uniquement à l’enseignement? Je ne le pense pas, car il y a des milliers de maghrébins titulaires des diplômes les plus élevés, et beaucoup d’entre eux ont des niveaux très élevés d’éducation, mais ils n’ont toujours pas pu trouver un emploi. Je pense que cette question est liée à la nécessité de miser sur les investissements visant à créer davantage d’emplois.
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Anonyme Depuis plus de 2 ans il y a
Vous avez cerné un vrai problème lié au développement, qui est le rôle du secteur privé dans le financement de ce processus. Ce que nous avons constaté jusqu’à présent est que ce secteur profite des dépenses publiques allouées par l’Etat pour les grands projets, alors que ses investissements restent très limités. Je parle ici de grands investissements et des projets à moyen et à long terme. Le secteur bancaire, par exemple, tire d’énormes profits des crédits consommation, ce qui est légitime, mais la proportion de son investissement dans les grands projets est très faible. Il en va de même pour le secteur de l’assurance; par conséquent, si ce secteur n’assume pas sa responsabilité à ce niveau en contribuant à l’effort de développement, le processus ne sera pas fait correctement.
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Anonyme Depuis 9 mois il y a
Excusez-moi, mais j’ai besoin d’éducation en Algérie, et non dans les pays occidentaux. Je me soucie seulement de l’Algérie.
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Anonyme Depuis 8 mois il y a
Les government de magreb tres movaise
ile faite sa pour voles les argent de public puisq et na pa etudier puisque si ll’home etidier bien et libre et ca le problem Des government
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