Service de Magharebia
Par: Ali Meghazi

« L’éducation par internet » est inexistante en Algérie, en raison de l’absence d’un projet clair pour développer le monde de communication, et améliorer le niveau du système éducatif et le libérer du monopole de l’Etat. Pour les algériens, l’éducation en ligne est un besoin qui doit être satisfait, et non pas un gain qui peut être discuté.
L’expression « démocratie de l’éducation » a été répétée maintes fois par les politiciens et les promoteurs des politiques gouvernementales successives en Algérie depuis les émeutes d’Octobre 1988. Cependant, il n’y a eu que quelques tentatives désespérées sur le terrain pour développer le système éducatif traditionnel et le soutenir avec des programmes prêts à l’emploi; ce qui a entraîné les écoles algériennes vers les plus bas niveaux de qualité.
Par conséquent, la propagation du phénomène de l’abandon scolaire a touché toute une génération composée majoritairement des femmes, des pauvres et des habitants des régions éloignées. Si le système d’enseignement à distance (centres de promotion de l’éducation par correspondance) adopté en Algérie depuis 1969 n’existait pas, la catastrophe aurait été plus dramatique que prévu.
Avec l’évolution des outils de communication, notamment Internet (l’équivalent symbolique de la réalité), durant ces dix dernières années, il est devenu évident que la « démocratie de l’éducation » n’était qu’un slogan vide de sens, tout comme de nombreux autres slogans (la santé pour tous, la terre pour ceux qui la servent, etc.).
En s’ouvrant au monde grâce à l’Internet, les algériens ont constaté à quel point les systèmes qui leur sont imposés sont fragiles, et les empêchent de suivre le rythme de l’évolution de l’ère numérique. La démocratie ne peut pas être divisée; c’est un mode de vie qui exige une grande liberté dans tous les domaines. C’est exactement pour cette raison que le « système d’enseignement à distance » est resté confiné à son champ d’application traditionnel (leçons imprimées et envoyées aux participants par poste). Malheureusement, la possibilité d’inscription en ligne dans ce type d’enseignement n’a été annoncée qu’en 2009.
Cela prouve que l’ambition d’agir concrètement dans le domaine de l’e-learning reste inaccessible, même si de nombreuses classes de la société algérienne ont désespérément besoin de bénéficier des possibilités d’apprentissage que peuvent offrir des écoles virtuelles, le cas échéant, en particulier les femmes au foyer, les travailleurs, les employés, les habitants des régions éloignées et ceux qui n’ont pas pu poursuivre leurs études pour des raisons sociales, politiques ou économiques.
L’espace de l’éducation électronique dont bénéficient les algériens en ligne est à l’image de « la scène générale de l’enseignement » dans notre pays, qui peut être décrite comme étant misérable. Cela affecte fortement notre situation intérieure, politique, économique et culturelle, approfondit davantage notre position culturelle négative, et renforce notre isolement en termes de savoir et d’histoire. Un changement partiel ne peut pas être achevé à travers un ensemble de mesures émotionnelles et de solutions circonstancielles. Cette question exige une application réelle de la « démocratie de l’éducation » (la démocratie comme un mode de vie).
L’éducation doit prendre de nombreuses formes pour convenir à la majorité des catégories de la société, en déployant tous les moyens disponibles tels que les documents imprimés, la radio, la télévision, et surtout l’Internet qui est l’affluent technique qui devrait être exploité pour fournir du contenu éducatif d’une manière bonne et efficace, et pour épargner temps, efforts et coûts. En outre, Internet offre aux enseignants et étudiants un environnement attractif d’apprentissage qui va au-delà des notions d’espace, de temps et d’âge.
Le monde vit aujourd’hui dans une ère technologique qui dépasse… plus
Avec l’intensification de la révolution de l’information, et la quantité… plus
Une opportunité. La formation à distance, connu communément sous l’expression… plus
Vos commentaires
commentsAnonyme Il y a environ un an
Nous devons envisager la mise en œuvre d’un projet e-learning en Algérie, car ça contribuera à l’amélioration du niveau de l’enseignement traditionnel.
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Anonyme Il y a environ un an
C’est vrai, l’e-learning est quasi inexistant. On devrait lui accorder plus d’attention et s’y intéresser plus.
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hassantite Il y a environ un an
Tous les pays essaient d’améliorer la qualité de l’éducation dans tous les domaines, en particulier dans le domaine de l’information. En Algérie, il y a un manque en termes d’écoles publiques, et un excédent dans le nombre des écoles privées. Par conséquent, les gens n’ont pas accès à l’éducation en raison de leur incapacité de se payer les frais des écoles privées et y étudier.
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Anonyme Il y a environ un an
Parler de l’e-learning en Algérie révèle une profonde blessure dans le corps de cette Algérie vendue. Nous souffrons du commerce d’esclaves au début du XXIe siècle. Tous les changements destructifs qui ont lieu dans le secteur de l’éducation me rendent certain de ce que je dis. J’accuse tout le monde. Nous spéculons avec nos enfants, et avec l’avenir des générations qui sont victimes de notre propre myopie intellectuelle. Un État dans lequel l’éducation, la justice et la santé ne réussissent pas, est un pays défaillant et arriéré. Heureusement que nous savons très bien à quel point nos gouvernements et peuples sont arriérés. Je ne veux pas parler du sujet en détail, parce que je suis à bout de souffle, ma conscience s’estompe, et l’endroit m’écœure.. Où sommes-nous de l’e-learning, cher auteur, alors que nous n’avons même pas de place décente dans la scène internationale de l’éducation traditionnelle ?? C’est un sujet intéressant qui nous montre, une fois de plus, que nous sommes loin d’identifier nos vrais problèmes, que nous sommes misérables, et que nous méritons nos nombreuses défaites parmi les nations qui sont en avance vers le meilleur rêve. Cordialement, Amal.
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Anonyme Il y a environ un an
Je crois que L’éducation par internet en Algérie, n’a rien à voir avec la libération du monopole d’état,l’internet reste encore loin de ce genre de manipulation,en outre,,en raison de l’absence d’un projet clair pour développer ce raccourci communication,reste toujours, à mon avis,un souci de base qui devrait se mobiliser par les citoyens eux mêmes,loin de tout prétexte justifiant l’échec de cette démarche.En ce qui concerne,l’expression « démocratie de l’éducation » ne me semble qu’un logo des politiciens pour récupérer les gens,car le travail de base s’infiltre directement à l’application,or,tant de choses sont réalisées mais ne sont malheureusement pas bien structurés dans des appellations bien précises !! Merci Alilou pour le lien que je trouve intéressant, surtout dans les conditions de bouclage qui entoure désormais le monde de l’information et la communication en Algérie !! Bon courag
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Anonyme Il y a environ un an
J’aurais aimé que le problème se limite à l’e-learning seulement. Permettez-moi de vous demander, qu’en est-il de l’enseignement normal ? Qu’en est-il de l’analphabétisme en Algérie ? Qu’en est-il des jeunes en chômage ? C’est sur ça que vous devez écrire, M. Maghazi. Qu’en est-il de l’économie fragile et délabrée ? Qu’en est-il du commerce, des médias, et de la culture ? Y a-t-il des institutions chargées de la culture en Algérie ? Je ne le pense pas. Y a-t-il des instituts de recherche ? Y a-t-il un respect de la liberté ? Y a-t-il de la démocratie ? … Il n’y a rien. Écrivez sur la corruption du système pour notre propre bien. Quoi qu’il en soit, merci beaucoup.
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Anonyme Il y a environ un an
L’e-learning en Algérie est un sujet très déconnecté de la réalité, parce que nous n’avons pas encore atteint un niveau scientifique nous permettant d’explorer de nouvelles méthodes d’enseignement, et notre niveau est encore faible. Pour changer, il faut commencer par changer les mentalités des responsables, au lieu de chercher des certificats et la gloire aux dépens de l’État. On doit chercher les moyens susceptibles d’améliorer la quantité et la qualité de l’éducation, et sensibiliser les étudiants sur l’importance de l’Internet dans l’éducation, et cesser de l’utiliser comme un simple outil pour préparer des recherches et faire des devoirs. Je répète que les projets d’e-learning en Algérie ne sont pas réalistes.
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Anonyme Il y a environ un an
oh mon coeur je suis informaticienne ,j’ai developpé une application sur le e_commerce dans mon prpjet de fin d’etudes et actuellement je suis en train de developper une application sur le e_learning pour un centre de formation mais helas en Algerie ce sujet ouvre une grande plaie dans le coeur.
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Anonyme Il y a environ un mois
En Algérie, les écoles privées sont minoritaires et la majorité est publique et personne n’ose dire le contraire et si quelqu’un le fait, il doit en apporter la preuve.
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Anonyme Il y a environ un mois
Le domaine du E-Learning en Algérie se développe doucement mais surement, il y a quelques établissement qui proposent ces services d’éducation par internet, des formations diplômantes au standard international, il faut juste bien chercher. Malheureusement, en Algérie tout ce qui a rapport au virtuel fait peur, l’opinion générale, pour quelque raison que ce soit, est plutôt sceptique vis à vis de ce type de formation. Je pense que pour pouvoir se forger une opinion assez juste, il suffit de changer de point de vue et répondre à quelques questions, par exemple:
Quels sont les avantages du E-learning?
je dirai que l’avantage principal est le GAIN DE TEMPS:
1- Chacun travaille selon son propre rythme.
2- Pas de contraintes question déplacement car il n’y a justement pas de déplacement, on travaille chez soi.
3- On peut faire plusieurs formations en parallèle.
et j’en passe…
On peut aussi ajouter que certaines formations sont quasi inexistantes en Algérie. Donc si quelqu’un voudrait faire une spécialité précise et ne le trouve dans nos universités, il peut très bien la retrouver dans une université étrangère qui la lui proposerait en E-Learning.
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