La crédibilité du baccalauréat doit être préservée

Mahmouad_belhimer-250 Par: Mahmoud Belhimer

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Les examens du baccalauréat ne sont pas le seul facteur déterminant dans le façonnement de la future main d’œuvre, ce sont les politiques et plans du développement du pays qui préparent à l’avance pour la production des besoins de l’économie et la société en termes de main d’œuvre et de cadres, selon une vision à long terme qui vise à établir un système de formation solide et en harmonie avec ces besoins.

Avant le baccalauréat, les élèves sont orientés au début de l’enseignement secondaire vers un certain nombre de disciplines qui sont censées être compatibles avec les objectifs de développement du pays et son potentiel. Ces disciplines suivent aussi le rythme du développement scientifique dans le monde et les exigences de la concurrence à l’échelon régional et international. Puis vient le baccalauréat comme examen fatidique ayant la tâche de “screening” des étudiants en dernière année, de sorte que ceux qui réussissent sont attribués l’aptitude de poursuivre leurs études dans les établissements d’enseignement supérieur, tandis que les autres sont orientés vers divers établissements de formation professionnelle, ou pratiquent directement les activités offertes par le marché du travail.

Le baccalauréat a été – durant diverses étapes du développement du système éducatif en Algérie – un examen national qui impose des normes sérieuses pour sélectionner les élèves et les guider vers l’université. La main d’œuvre ou les cadres issus des établissements de l’enseignement supérieur étaient plus qualifiés, vu que le baccalauréat était soumis à des critères stricts, en particulier pendant les années 70 et 80. Toutefois, certains facteurs ont affecté la crédibilité de cet examen, notamment l’augmentation du nombre de candidats (le nombre de candidats a atteint 599702 élèves l’année dernière, avec une légère baisse cette année), accompagné par un manque de cadres qualifiés et le besoin urgent de formateurs de cadres, dans l’éducation et d’autres secteurs.

Le meilleur taux de réussite au baccalauréat a été enregistré l’an dernier (56%), mais de nombreuses figures de l’éducation demandent de ne pas prendre ce pourcentage comme un dernier indicateur de la réussite des réformes en cours dans le système éducatif, car ce dernier exige une évaluation objective et un examen sérieux de tous les programmes de réforme. Le ministre de l’Education Nationale, M. Abu Bakr Ben Bouzid, vise à atteindre un taux de réussite de 70% au cours des cinq prochaines années.

D’autre part, tant que les institutions de l’enseignement supérieur souffrent de la pression du recensement et du manque de formation, il est difficile de parler de la formation d’une main d’œuvre qualifiée et active. Les institutions qui embauchent les nouveaux diplômés se plaignent du faible niveau des nouveaux arrivants et passent beaucoup de temps dans leur habilitation. En outre, les premiers stades de l’éducation se plaignent du faible niveau des étudiants provenant des universités, ce qui nous rend des prisonniers d’un cercle vicieux.

En conséquence, les examens du baccalauréat peuvent contribuer au développement d’une main d’œuvre qualifiée, s’il n’y a pas de pression de recensement ni des considérations politiques, pour être soumis uniquement à des critères purement scientifiques. Aussi, le niveau des programmes et leur contenu doit être mis à jour afin d’être conforme avec les développements survenus dans le marché du travail et dans les domaines de la science et la technologie.

Ainsi, le baccalauréat peut maintenir sa crédibilité et contribuer à l’amélioration de l’ensemble du système de formation, car il produira des étudiants ayant des compétences qui leur permettront d’intégrer rapidement l’environnement de la nouvelle formation.

Vos commentaires

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Anonyme Il y a plus de 2 ans

Bonjour! Votre article a en fait traité tous les aspects du sujet, et je ne peux faire que quelques commentaires: Le baccalauréat est devenu chez nous un objectif en soi, plutôt qu’une période transitoire pour la préparation des forces qui peuvent répondre aux besoins du marché de l’emploi et suivre le rythme du développement scientifique. Le ministère est préoccupé principalement par le taux de réussite au baccalauréat et la recherche de moyens pour l’amplifier; depuis l’identification des leçons couverts par les examens, au détriment de l’information et de l’exercice, jusqu’à la demande de rapports réguliers de la part des enseignants afin d’être informé de leurs progrès dans les programmes scolaires. Ceci met la pression sur les enseignants et les oblige à sauter des leçons pour éviter les problèmes. Le taux de réussite au baccalauréat reflète pour certains l’efficacité des réformes dans le système éducatif, mais la réalité démontre le contraire. Comment peuvent les élèves de différents niveaux comprendre la science et avoir un esprit d’initiative, alors qu’ils sont entassés dans des classes avec plus de 50 élèves, et qu’ils assistent à des cours qui n’offrent pas de continuité et qui ne suscitent pas leur intérêt, vu qu’ils ne tiennent pas compte de la réalité? B.N. Algérie.

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