L'avenir de la main-d'œuvre: Les répercussions des examens du baccalauréat et les conséquences de ces répercussions

----------------------- Par: Mohamed Yehdih Ould Baba Ahmed

090603zawaya

L’avenir de la main d’œuvre est façonné par les examens de baccalauréat et leurs répercussions qui ne se limitent pas seulement à la réussite ou l’échec, mais les dépassent pour faire soumettre cette main d’œuvre à ce qui ne correspond pas à ses préférences, en réfutant ainsi la philosophie existentielle qui stipule que “l’Homme, contrairement aux objets, existe tout d’abord, puis se définit par la suite, comme étant un médecin, un journaliste, un professeur, etc.”. Sur cette base, nous pouvons dire que ces examens jouent un rôle de premier plan dans le façonnement de l’avenir de la main d’œuvre. De mon propre point de vue, cela est dû à deux facteurs principaux: Le premier étant la nature des systèmes éducatifs dans la plupart des pays arabes, et le second étant les politiques stratégiques de la plupart des gouvernements de ces pays.

Premièrement : La nature des systèmes éducatifs : La plupart des pays arabes utilisent dans leurs systèmes éducatifs d’anciens programmes qui visent à bourrer les mémoires des étudiants avec un immense élan d’information théorique qui les surmène psychologiquement, et ne leur présente aucun bénéficie dans la pratique. Cela rend également les étudiants une proie facile à la mentalité d’invalidité et les méthodes de tergiversation, de camouflage et autres, adoptés par les auteurs des examens de baccalauréat et ceux qui les corrigent. À la lumière de l’adoption de ce système éducatif, nous ne pouvons que constater que ça constitue une grande perte à la fois pour ceux qui l’ont mis en place et ceux qui en sont la cible, et cela par le gaspillage des fonds des premiers – qui sont dans la plupart des cas les États ou les institutions qui investissent dans l’éducation avec des programmes d’enseignement théorique vieux et usés -, alors que la cible – représentée par les étudiants et les futurs travailleurs – se retrouve, après avoir réussi ou raté ces examens, face à des informations très théoriques qui ne l’aideront pas à entrer dans le secteur non classé, si elle ne peut pas poursuivre les études ou n’est pas admise dans la fonction publique.

Deuxièmement : Les politiques gouvernementales : La majorité des gouvernements du tiers monde appliquent une stratégie visant à réduire le nombre de diplômés, en raison de l’impact qu’ils pourraient avoir sur le déséquilibre des politiques économiques gouvernementales qui sont déjà dysfonctionnelles à cause de la corruption, la mauvaise gouvernance et le clientélisme, etc. Outre l’augmentation du nombre de chômeurs, puisque l’offre dépasse la demande sur le marché du travail. Ce qui est encore plus grave est la réticence de la plupart de ces gouvernements à allouer des subventions à ces diplômés chômeurs ou à leur créer des projets générateurs de revenus; en plus de l’absence de centres de formation professionnelle qui peuvent attirer la main d’œuvre qui a échoué dans les études, afin de l’intégrer dans la communauté.

Sur la base de ce qui a été mentionné ci-dessus, nous pouvons dire que l’avenir de la main d’œuvre ne dépend pas seulement des implications des examens du baccalauréat. Ces implications ont d’autres conséquences psychologiques et sociales qui se reflètent dans l’avenir de cette main d’œuvre, et qui la rendent désespérée et pessimiste; ce qui lui ouvre la porte de l’inconnu et la met en péril, et peut même la faire sombrer à la fin dans la délinquance et l’aberration et d’autres comportements peu éthiques.

En conclusion, nous pouvons dire que l’avenir de la main d’œuvre dépasse les implications de l’examen du baccalauréat, aux conséquences de ces implications.

Vos commentaires

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Anonyme Il y a plus de 2 ans

La situation économique des pays du Maghreb est encore fragile. Ces pays ne peuvent pas admettre les diplômés universitaires pour les raisons suivantes (je me limiterai au Maroc comme un exemple): 1 – Le faible taux d’encadrement de l’économie nationale, qui s’élève à 8,3% seulement, alors que le nombre d’emplois créés au Maroc entre 2002 et 2004, par exemple, ne dépasse pas 290.000 emplois. Cette faiblesse dans l’encadrement est reflétée sur les pourcentages suivants publiés par le ministère de l’emploi au Maroc: la concentration des cadres est de 55% dans les administrations publiques, 11% dans l’industrie, 11,5% dans le commerce, et 12,2% dans les services. 2 – L’inadéquation des spécialisations des connaissances par rapport aux besoins du marché du travail. Les statistiques officielles au Maroc indiquent que le taux de chômage des diplômés de l’université a atteint 26,9%. Les entreprises doivent faire appel à des talents de l’extérieur du pays, ce qui contraint l’Etat à former 10.000 ingénieurs chaque année jusqu’en 2012 afin de répondre aux besoins du marché du travail. Alors que le taux de chômage des diplômés des instituts de formation professionnelle a diminué de 5,6 points. Pour les personnes sans diplômes, le taux de chômage a diminué de 4,7 points. Cela signifie que le marché de l’emploi en ce moment est encore largement dépendent des travailleurs ayant une formation simple ou moyenne.

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Anonyme Il y a plus de 2 ans

Ould Baba Ahmed, vous nous avez habitué à bon style d’écriture en Mauritanie. Maintenant, vous écrivez comme si ce n’était plus vous. Pourquoi?

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