Service de Magharebia
Par: Nabila Saidoune
Payer son billet par le biais d’Internet, ou son carburant via sa carte bancaire à la station d’essence ou encore s’acquitter de ses factures de téléphones et des redevances d’abonnement à la liaison Internet d’ADSL, pour ne citer que ces exemples, ne sont pas pour demain en Algérie alors que les autorités l’ont annoncé pour fevrier dernier.
Du point de vue des responsables, le retard incombe aux citoyens qui refusent toute adhésion. Or, les réticences sont en fait de toutes parts y compris au niveau des banques et des commerçants.
D’autres responsables assurent que la priorité gouvernementale actuelle est axée sur le retrait d’argent seulement et que ça sera le cas pour très longtemps encore. Le paiement électronique n’est, donc, qu’à son balbutiement avec l’usage du cash qui s’avère avoir la peau dure.
La véritable résistance émane de l’informel qui se présente en principal frein de la monétique et du développement du commerce électronique.
L’utilisation des TPE permet une certaine traçabilité bancaire qui soumet généralement les commerçants à une taxe forfaitaire redoutant un redressement fiscal et c’est ce qui n’est pas prêt à être accepté aisément.
Il serait, pourtant, difficile d’imaginer d’imposer juridiquement aux commerçants algériens d’adopter le paiement électronique lorsque le pays enregistre un taux de 40% de ses opérateurs qui œuvrent dans le marché informel.
A ce jour d’ailleurs, il existe très peu de véritables sites de e-commerce permettant d’effectuer des transactions de paiement en ligne (hormis quelques-uns pour des achats effectués par des étrangers munis d’une carte bancaire internationale), mais de nombreux créateurs, particuliers ou entreprises, se préparent à cette révolution du e-commerce et ont déjà mis en place des sites à vocation marchande avec vitrines et catalogues de produits, formulaires de commandes, réservations en ligne, les paiements s’effectuant le plus souvent lors de la livraison ou en agence.
Les sites marchands peuvent s’adresser à une clientèle algérienne ou étrangère. Les produits et services proposés peuvent être à destination des entreprises, administrations ou des particuliers. Les domaines concernés sont divers: artisanat, produits culturels (livres, musique, vidéo, jeux), restauration à domicile, livraison de fleurs, voyage et billetterie, tourisme, habillement, loisirs, achat et location de voitures, électroménager et matériel informatique.
Le développement du système de paiement et de la monétique offre des perspectives favorables pour la bancarisation de masse. Mais celui-ci ne sera une réalité qu’après la réforme des banques qui accusent un retard flagrant et paraissent distancées par rapport aux banques tunisiennes et surtout marocaines.
Vos commentaires
commentsAnonyme Depuis environ un an il y a
je vous salue humblement et je vous fais remarquer que la situation en Algerie est beaucoup plus grave que vous ne l’avez décrite. les gens ont besoin de connaitre la vérité. tous mes respects pour vos efforts
Signaler un abus