Medias : montrer plus d'amour et moins de sang

Salwa_pass Par: Saloua Charfi

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Les médias ne créent pas que de l’information. Ils créent aussi et surtout des valeurs. Celles-ci passent même à travers l’information pure.

De ce point de vue, les médias constituent un moyen efficace pour construire de nouveaux comportements et attitudes qui s’insèrent avec aisance dans la culture dominante. Il faut donc en profiter pour propager des valeurs positives

Dans notre monde médiatique dominé à outrance par les images de la terreur et de la mort, nous avons plus que besoin d’une culture humaniste de solidarité et d’entraide.

Certes, la plupart des médias prévoient dans leur agenda quelques journées pour la sensibilisation aux causes nobles, tel les ravages de la cigarette ou les grandes maladies. Ils vont même jusqu’à servir de lien pour les donateurs.

Cette fonction prend cependant le caractère du devoir lourd à accomplir et non pas celui de la conviction, car ces émissions restent conjoncturelles et suivent seulement l’agenda officiel national ou international, ce qui est n’est pas de nature à enraciner ces valeurs dans le comportement quotidien.

Or, pour parvenir à ce résultat il faut insister sur deux aspects au moins : la durée par la systématisation et l’utilisation des techniques de marketing qui permettent d’enraciner ces valeurs dans les mœurs.

Les messages doivent traverser en filigrane plusieurs émissions (technique de récurrence ou transversale) qui vont du télé-journal à la fiction en passant par les émissions de variété et de jeux, dont certaines questions peuvent être relatives à ces causes humaines.

Utiliser les techniques de séduction non pas dans le sens négatif tel la pitié et la culpabilité, ni dans le sens du sensationnel en dévoilant des vérités crues et choquantes des maladie ou de la pauvreté.

L’art dont l’expression relève du symbolisme est à même de jouer ce rôle.

L’artiste peut sensibiliser aux maux les plus terribles d’une manière douce.

Ainsi, Nessma TV, une chaîne maghrébine, a concocté une semaine palestinienne sans montrer d’images violentes. Des films montrant la vie quotidienne des palestiniens avec leurs vertus, leurs faiblesses et leurs problèmes comme dans n’importe quel pays du monde, ont été projeté, des artistes peintres ont présenté leurs œuvres, de l’art pour l’art, des musiciens qui ont réussi dans le monde ont parlé de leur expérience.

On nous a ainsi évité les slogans, la langue de bois et la violence et montré le côté purement humain de ce peuple.

Les valeurs religieuses constituent aussi un moyen efficace de persuasion.

Au lieu de les instrumentaliser pour s’entretuer, on peut les mettre au service de la solidarité et de la paix.

Telle est d’ailleurs leur fonction première.

L’histoire est également un ciment fort.

Chaque peuple a dans son histoire des grands moments où l’unité et l’entraide sont exaltées. Ces moments sont à faire revivre dans les fictions.

Dans les émissions de variétés, on peut pousser les artistes, ces nouveaux leaders d’opinion, à parler de leurs actions caritatives et leurs engagements et ne pas se contenter de poser des questions sur leur vie privée, ce qui est parfois malsain.

Bref, montrer peu mais bien, montrer moins de sang et plus d’amour.

Vos commentaires

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Anonyme Il y a plus de 2 ans

Dommage que vous ayez choisi la chaîne Tuniso-Berslusconienne ‘Nesma’ comme exemple d’une chaîne d’amour et de non-violence. Cette chaîne qui s’ajoute aux autres lèche-bottes de Ben Ali a récemment suscité l’indignation de beaucoup de personnes intègres. Je n’ai pas vu votre nom sur la liste publiée. L’indignation a été suscitée par la bassesse d’une attaque personnelle lancée par cette télé contre une journaliste Tunisienne dont la chaîne n’a pas apprécié l’article. Vous n’êtes pas sans savoir que Nesma confie ce genre de besogne à une présentatrice ‘vedette’, vulgaire et grossière et qui serait mieux à sa place dans un lieu que par décence je ne nommerai point plutôt qu’à l’écran. Quoiqu’il en soit, d’après cette star de Nesma, le visage de la journaliste aurait trop de rides et devrait être traité par un fer à repasser à vapeur. Encore d’après elle il faudrait exorciser les chaises sur lesquelles s’assoit la journaliste en question pour en éloigner la malédiction. ‘Nesma’, chaîne du bon goût, de l’amour et de la non-violence? Peut-être. Selon les critères des 2 B.B. (Berlusconi qui finance et Ben Ali qui accorde la licence).

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