Devant toutes les autres menaces, la Palestine reste une question primordiale pour le monde arabe

Abdelaziz_karraky-250 Par: Abdelaziz Karraky

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Le 22eme sommet de la Ligue arabe s’est tenu à Syrte, en Libye, entre le 27 et 29 Mars 2010. Ce sommet a démontré, une fois de plus, le déclin de l’intérêt des peuples arabes aux réunions de la Ligue arabe, vu que leurs attentes et aspirations sont beaucoup plus grandes que ce que la Ligue arabe cherche à atteindre. Cependant, ce sommet demeure d’une importance particulière pour les pays du grand Maghreb, car il a eu lieu dans un pays maghrébin signataire de la Convention de l’Union du Maghreb Arabe ; cette union qui est paralysée à cause du problème du Sahara qui existe depuis longtemps, et qui est maintenant considéré comme l’un des plus anciens conflits internationaux que la Ligue arabe a échoué à résoudre ou à prévenir. Les dirigeants arabes sentent le poids du problème du Sahara aujourd’hui plus que jamais, ce qui les a amenés à suggérer de définir une politique de voisinage arabe, comme indiqué dans la déclaration de Syrte, qui préparerait le terrain pour de nouvelles relations arabes. Mais est-ce suffisant pour absorber toutes les tensions qui pourront surgir entre les pays arabes dans l’avenir ?

Le Maghreb est aujourd’hui menacé par le terrorisme, surtout qu’al-Qaïda cherche à pénétrer cette région étant donné son importance stratégique. La déclaration de Syrte condamne clairement le terrorisme sous toutes ses formes et manifestations, et le considère comme une violation des droits de l’Homme. En dépit d’être tenu dans le Grand Maghreb, le sommet de Syrte n’a pas attaché une grande importance aux problèmes qui minent cette région, en raison de la prédominance de la question palestinienne sur les derniers événements politiques mondiaux. Alors que tout le monde s’attendait à ce que le processus de paix progresse au cours de la visite du vice-président américain à la région, Israël a déclaré non sans défiance le lancement d’un grand projet de colonisation à Jérusalem, à la surprise du monde entier. Quand Netanyahu s’est rendu à Washington, il n’a pas offert d’importantes concessions, ce qui a mis les Etats-Unis dans une position délicate quant à son rôle de premier plan dans le processus de paix d’une part, et sa crédibilité dans le Moyen-Orient d’autre part. C’est ce qui a probablement poussé le sommet arabe à Syrte à fermer les yeux sur bon nombre de questions que le monde arabe confronte aujourd’hui, puisque la question palestinienne est fondamentale pour la nation arabe et le monde islamique, et aucune autre question ne peut rivaliser avec elle.

Les arabes sont appelés aujourd’hui plus que jamais à inciter les membres du Conseil permanent de sécurité, en particulier les États-Unis d’Amérique, à faire pression sur Israël pour mettre un terme à son intransigeance qui n’apportera que plus d’instabilité, non seulement au Moyen-Orient, mais aussi à toutes les autres régions du monde. Disons-le franchement, al-Qaida n’est-elle pas alimentée par l’échec du processus de paix ?

Vos commentaires

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Anonyme Il y a plus de 2 ans

Cher Professeur, j’aime beaucoup votre optimisme, même si je ne le partage pas du tout. Pensez-vous que les membres du Conseil de sécurité sont aujourd’hui en mesure d’influencer ce qui se passe au Moyen-Orient ? Croyez-vous que les États-Unis d’Amérique a la volonté de déranger son allié stratégique qui est Israël ? Et pensez-vous que les arabes, dans cette Ligue qui a été créée à la demande des autorités britanniques quand toute la région était sous colonisation, peut avoir une influence sur le niveau mondial ? Ou que les arabes peuvent même contrôler leur propre destin ? Ma réponse est non. La solution aux problèmes dont les arabes souffrent commence d’abord par la généralisation d’une véritable démocratie qui fait entendre la voix du peuple, puis une unification progressive de la nation arabe essentiellement sur la base des intérêts économiques, pour passer ensuite à une unité politique. D’ailleurs, les arabes doivent avoir un siège permanent au Conseil de sécurité s’ils veulent réaliser quoi que ce soit, sinon l’histoire mondiale se formera loin d’eux.

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Anonyme Il y a plus de 2 ans

En s’adressant aux arabes, l’Occident a toujours réclamé qu’ils ne veulent pas la paix, et qu’en choisissant l’option militaire pour récupérer la Palestine, ils perdront beaucoup. Et c’est ce qui est arrivé en effet, puisqu’ils ont perdu une grande proportion des terres palestiniennes, en plus d’autres parties de certains pays arabes. Après un certain temps, les arabes ont accepté la voie de la paix, dont le processus s’est déroulé très lentement ; ceci les a fait apparaître dans une position de faiblesse, et les a rendus sujets à la moquerie de la part de ceux qui ont choisi l’option armée. C’est ainsi qu’on constate l’importance de soutenir ceux qui ont choisi de s’assoir à la table des négociations, et fait d’importantes concessions. Le président des États-Unis est parmi les premiers à avoir compris cela, comme il l’a souligné dans son célèbre discours à la capitale égyptienne, Le Caire ; mais ceux qui sont contre cette option doivent être conscients du fait que les premiers à en bénéficier sont les forces qui prônent le terrorisme ; plus on met de restrictions sur ces forces, plus on accélère leur éradication, et l’échec du processus de paix ne fait que leur donner une nouvelle dose d’oxygène.

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Anonyme Il y a plus de 2 ans

Que peu discuter les arabes dans un sommet? Bien sur c’est une question un peu pertinente car il me semble que la ligue arabe qu’elle se réunit en Lybie ou à la lune, le résultat sera toujours le même, mais pour moi enfin les arabes ont pris la bonne décision en décidant de lancer un processus de reformer notre ligue arabe atteint par la vieillesse, espérant que la reforme sera à la hauteur des attentes de la population arabe dont la majorité est jeune

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Anonyme Il y a plus de 2 ans

Que la paix soit sur vous. C’est vrai que la Ligue arabe a tenu sa 22e réunion à Syrte, en Libye, entre le 27 et le 29 Mars 2010; une réunion qui devait régler les problèmes et les questions de sécurité des pays du Maghreb, mais de nouveaux développements dans la question palestinienne et son retour à la surface ont empêché cela, étant donné que la question palestinienne est la cause de tous les arabes et les musulmans. Pour que les pays maghrébins puissent résoudre leurs problèmes de sécurité, ils doivent ancrer les principes démocratiques dans leurs pays et être à l’écoute de leurs peuples… Et ils ne devraient pas trop compter sur la Ligue des États arabes, dont les résolutions restent sur papier tant que l’Amérique et son allié au Moyen-Orient, Israël, mettent tout leur poids sur la région.

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