Un changement au niveau culturel doit d'abord avoir lieu pour l'avancée des femmes en politique

Abdelaziz_karraky-250 Par: Abdelaziz Karraky

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Toutes les constitutions des pays du Maghreb arabe stipulent, d’une manière ou d’une autre, le principe de l’égalité entre les sexes, et plusieurs d’entre eux ont ratifié la Convention sur les droits politiques de la femme, qui a été adoptée le 20 Décembre 1952.

Selon les données démographiques de ces pays, le ratio hommes-femmes est presque égal. En termes de production, les femmes jouent un rôle clé dans le domaine économique, sans parler de leur rôle dans le domaine social, qui est perçu par beaucoup de maghrébins comme étant le rôle pour lequel les femmes ont été créées. Alors que, d’autre part, nous constatons que le rôle des femmes dans l’arène politique n’est pas aussi important que ses autres rôles au sein de la communauté. Ce qui nous amène à poser quelques questions légitimes que les chercheurs, ou toute personne intéressée par les affaires des femmes, devraient se poser : comme se demander si l’acteur politique a une intention délibérée d’exclure les femmes. Ou, y a t-il une politique consacrée à l’exclusion des femmes de la vie politique ?

Des recherches approfondies nous confirment d’autres points : les pays du Maghreb ont toujours essayé de faire en sorte que les femmes jouent un rôle complet dans la vie politique. Certains pays ont même exercé une sorte de discrimination positive en faveur des femmes, afin de les représenter dans l’institution législative, ainsi que dans les conseils locaux, mais où réside le problème ?

Il est vrai que Mme Louisa Hanoune, en Algérie par exemple, a envahi les élections présidentielles, mais elle n’a pu obtenir que 4,5%, tandis que le Président Bouteflika a eu plus de 90%. Si on établit le lien entre ça et ce qui est politique seulement, cela pourrait ne pas être vrai, en considérant que le modèle politique n’est qu’une composante du système social, qui demeure le responsable ultime du contrôle du mouvement et de l’interaction de ses différentes composantes. Le pourcentage de votes obtenus par Louisa confirme que les femmes ne se font pas confiance entre elles quand il s’agit du processus politique, et ceci est un fait commun non seulement entre les pays du Maghreb, mais aussi entre tous les pays arabes.

Où réside le problème alors ? Le sociologue Erwin K. Scheuch considère que la culture est responsable de toutes les choses pour lesquelles nous ne trouvons pas d’explication. Ainsi, la chose la plus importante qui entrave les femmes maghrébines dans le domaine politique est l’assimilation que les gens ont acquise à travers l’éducation sociale, qui les présente avec un ensemble de stéréotypes. D’une part, les femmes sont considérées comme des êtres humains faibles et, d’autre part, elles sont considérées comme des corps qui émettent toutes sortes de tentations, de sorte que la communauté a excellé en les contraignant, et les soumettant à une sorte de rigidité comportementale.

Les mouvements des femmes ont lutté dans les pays du Maghreb pour remporter un grand nombre de concessions en termes de droits politiques et sociaux. Toutefois, la situation des femmes ne va changer que quand elles ne seront plus traitées comme des corps seulement, et c’est un dilemme à résoudre dans la communauté, et non pas en politique.

Vos commentaires

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الحسن Depuis plus de 2 ans il y a

On remarque que le phénomène d’abstention de la politique dans les communautés arabes touche à la fois les hommes et les femmes. Cette question est liée à différents facteurs: des facteurs essentiellement politiques, et d’autres facteurs culturels. Toutefois, la présence des femmes dans ce domaine reste très pâle, en raison de l’absence de maturité de la plupart des femmes, pour qui la politique reste un concept nouveau qu’elles doivent traiter avec soin et même avec timidité, à cause de l’exclusion dont les femmes souffrent depuis longtemps dans tous les domaines de la vie politique et de la vie sociale en général. Mais il y a encore un espoir pour régler la situation graduellement avec le temps, si la volonté de faire contribuer les femmes dans la gestion des affaires publiques nationales se traduit par des résolutions politiques qui leur accorderont un taux préférentiel de représentation qui leur permettra d’acquérir la confiance en soi, expérimenter de manière efficace la réalité politique, et aussi se lier avec d’autres femmes afin de les réhabiliter pour participer dans ce domaine. À mon avis, cela constitue du soutien et une poussée pour les femmes afin de leur permettre de charger leurs batteries en vue de décoller politiquement. Je pense que ce que certains pays ont fait à cet égard est très positif pour les femmes, aussi bien que pour la communauté, et que cette politique est bien sage au bénéfice ce projet.

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Anonyme Depuis 10 mois il y a

je suis d’accord pourvu qu’on ne prenne pas les femmes en otages ou les faire dévier de leurs missions originelles surtout celles de créer une société civile responsable et active

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