Service de Magharebia
Par: Rachid Jankari

La fête de l’amour, communément la « Saint-Valentin », n’est pas une tradition musulmane. Les musulmans en général y compris au Maroc estiment que ce référentiel de l’amour est une tradition « importée ». C’est même l’expression d’une aliénation culturelle par rapport au modèle social occidental.
Pourtant, sur le terrain économique, ce « rejet » ou « refus » de fêter l’amour à l’occidentale, n’empêchent pas les magasins et les enseignes commerciales de décorer leurs vitrines avec une dominance rouge en l’honneur de la fête de l’amour.
Dans les grandes artères commerçantes de Casablanca, Rabat et Marrakech, pour ne citer que ces grandes métropoles, les franchises des grandes marques « délocalisent » les offres européennes dédiées à la Saint-Valentin de leurs maisons mères.
Des restaurants et des cafés ne lésinent pas sur les moyens pour décliner leurs menus et services aux traditions de ce rendez vous affectif annuel.
Plus créatif encore, cette année, une agence de voyage en ligne a organisé un quiz en partenariat avec un opérateur de transport aérien. Le lot proposé : un billet aller-retour à plusieurs destinations de capitales européennes avec hébergement pour deux personnes en vue de fêter ce lien indéfectible des cœurs. Ce quiz, auquel ont participé plus de 3000 internautes, est une preuve de plus de l’ambivalence de l’attitude des jeunes et des couples de rejet et d’intérêt vis-à-vis de Saint-Valentin, tradition occidentale par essence.
Une ambivalence des références
Ainsi, les attitudes varient entre niveaux de degrés. Les défenseurs d’une attitude de rejet de cette fête s’appuient sur le référentiel religieux et culturel. Les tenants d’un avis contraire, moins dominants, il faut le souligner, ne voient aucun inconvénient de profiter de cette date de l’agenda aléatoire pour rendre hommage à l’amour, une valeur humaine et universelle qui transcende les clivages géographiques, religieux et culturels. La troisième tendance est tellement sous l’effet des pesanteurs et les tracas du quotidien, que ses représentants manifestent un désintérêt total à ce débat considéré, à leurs yeux, comme superflu et sans valeur ajoutée réelle.
Ces positions partagées, rappellent, en outre, le débat suscité par les festivités de la fin de l’année grégorienne dans les pays musulmans. Ce débat reste dominé par une approche religieuse de rejet sans pour autant empêcher le foisonnement d’offres commerciales des pâtisseries et des commerces de cadeaux de fin d’année.
En fait, à l’instar de la fête de fin d’année, le débat sur le réferentiel occidental de la fête de l’amour n’empêche pas une partie du commerce d’offrir des packages originaux avec des tarifs attractifs.
Le pragmatisme de l’offre économique essaie à tout prix de dépasser, de fait, les limitations cultuelles liées à la perception d’aliénation d’une large frange de la population marocaine de ce genre de fêtes annuelles.
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Vos commentaires
commentsAnonyme Il y a plus de 2 ans
C’est mal. Vous m’entendez………………………………………………
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Anonyme Il y a plus de 2 ans
Nous devons acheter des cadeaux régulièrement, selon le budget de la classe moyenne et des familles pauvres, et les garder dans l’armoire. On peut généralement acheter des cadeaux en dehors de la saison des fêtes, quand les prix sont relativement bas. Nous, les musulmans, avons deux fêtes, Aïd Al-Fitr et Aïd al-Adha. Nous comprenons le sens et la valeur de l’amour romantique. Nous ne sommes pas obligés d’attendre le 14 Février de chaque année pour exprimer admiration et amour à nos fiancées ou épouses, et leur offrir un cadeau qui reflèterait nécessairement une tradition romaine. Nous devons reconstruire une civilisation mondiale qui produirait des programmes et des projets visant à résoudre les problèmes environnementaux de la planète, et proposer une solution décente et équitable à la crise nucléaire iranienne, ainsi qu’aux questions régionales, en commençant par la cause palestinienne. Allah est le détenteur du succès. Allah nous suffit ; Il est notre meilleur garant. Louange à Allah et que la paix et la miséricorde d’Allah soient sur vous. Amman – Jordanie. Khalil Wasfi Al Haj Darwish, employé administratif retraité de l’ancienne entreprise de télécommunications jordanienne [Orange] et un auteur d’articles pour le moment.
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