Aléatoire adéquation formation-emploi

Nabila Par: Nabila Saidoune

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Si le taux de chômage dans les pays industrialisés dans le monde a atteint les 8,5 % en 2009, 9 % au niveau de l’UE, il est de l’ordre de 14 % dans le monde arabe, touchant particulièrement les jeunes qui représentent le cinquième de la population. Un constat qui suscite, en effet, l’inquiétude, donnant matière à réflexion à la Banque Mondiale et l’Organisation Arabe du Travail (OAT).

Au dernier sommet Economique et social des dirigeants arabes, ces deux entités ont souligné la nécessité de garantir de 80 à 100 millions emplois, jusqu’en 2025… Loin d’être une mince affaire, cette urgence intervient dans un contexte d’interrogations et de remises en cause, pour ce qui est de l’Algérie où les gestionnaires de l’économie nationale et les nouveaux capitaines d’industrie commencent, à peine, à conférer au secteur économique ses vraies valeurs de rentabilité et de compétence.

Selon une étude récente, 70 000 diplômés arabes fuient leurs pays et sur les 100.000 étudiants, entre Libanais, Syriens, Algériens, Irakiens, Jordaniens, Egyptiens, Tunisiens et Marocains, 70% des scientifiques préfèrent, à la fin de leur formation, l’exil vers l’Europe, les Etats-Unis et le Canada. 54% des étudiants arabes envoyés en formation à l’étranger ne reviennent pas dans leur pays.

L’université étant confinée seulement à un rôle académique, le gouvernement algérien a pris les rênes, optant pour la stratégie globale 2009-2013, et prévoit l’appui à la promotion de l’emploi salarié et le développement de l’entreprenariat en direction des jeunes diplômés de l’enseignement supérieur dont le nombre dépasse les 120.000 annuellement.

Le gouvernement décide de subventionner les postes d’emploi à travers des incitations fiscales et parafiscales. Il est envisagé, entre autres, de créer de nouveaux dispositifs : d’aide à l’insertion professionnelle (Daip), le contrat d’insertion des diplômés (Cid), le contrat d’insertion professionnelle (Cip) et le contrat de formation insertion (Cfi) viendront, ainsi, remplacer respectivement les Cpe, les Esil et les emplois saisonniers.

La nouvelle stratégie de l’emploi en Algérie prévoit aussi de nouvelles mesures en direction des employeurs. En plus de la réduction des charges patronales, les autorités, à travers l’Anem, proposeront des contrats de travail aidé (Cta). Celui-ci a pour but de favoriser le recrutement des diplômés. Le Cta assure aux employeurs une contribution de l’Etat au salaire du jeune diplômé, de façon dégressive et pendant une durée de cinq ans.

Les jeunes, pour leur part, devront penser leur choix d’études et de formation de façon à les adapter à la réalité actuelle du marché du travail en tenant compte de l’émergence des nouveaux métiers grace aux nouvelles technologies et dans le domaine de la communication (managment, marketing etc.). Ils doivent également peaufiner la présentation de leur profil et optimiser leur méthode de recherche d’emploi à travers la fréquentation des salons de recrutement et via la consultation des sites dédiés à ce chapitre.

Vos commentaires

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Anonyme Depuis plus de 2 ans il y a

Vous résumez la situation en quelques mots mais vous etes loin de cerner le probleme dans sa globalité. excusez moi de vous dire que le probleme en Algerie est beaucoup plus complexe et les jeunes sont perdus ne sachant à quel saint se vouer. que faire reellement? a vous de nous le dire.

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