L'éradication du terrorisme à travers la sécurité et la prospérité économique

Zghidi_salah-250 Par: Salah Zeghidi

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Certains pays africains sont devenus un terrain fertile ou un passage pour le trafic de drogues, voire des bases stables ou mobiles qui permettent aux bataillons et groupes terroristes d’al-Qaïda au Maghreb Islamique d’entraîner leurs membres, kidnapper les gens, et traverser les frontières comme bon leur semble. Les bataillons d’al-Qaïda se sont installés notamment en Somalie, ou ce qui en reste, en Mali, au Tchad, et dans plusieurs régions d’autres pays africains.

La faiblesse relative de ces groupes armés en termes d’armes, et leur manque en systèmes avancés de surveillance et d’intervention rapide, ne devrait pas nous faire oublier leur " capacité d’abus "… Ces groupes sont en effet capables de pénétrer les frontières grâce à leurs petits groupes qui se sont entraînés sur l’infiltration rapide, les techniques d’attaques rapides, et surtout le retrait rapide pour regagner leurs bases sains et saufs… Par conséquent, ces groupes sont capables d’épuiser les agents de sécurité avec leurs opérations terroristes qui ciblent les membres de l’armée ou les gardes-frontières, ainsi que leurs familles et leurs enfants.

Les nombreux enlèvements ciblant des touristes européens qui ont eu lieu au cours des derniers mois visaient l’extorsion d’argent, mais visaient aussi autre chose : déstabiliser les systèmes de sécurité, affaiblir l’arène politique et civile, et faire propager le manque de confiance vis-à-vis de l’État et sa capacité à protéger les gens, qu’il s’agisse de ses citoyens ou des touristes qui visitent le pays dans le cadre de voyages collectifs ou individuels. C’est exactement ce qui s’est passé ça fait 3 ou 4 jours en Mauritanie, où un homme et une femme espagnols ont été enlevés…

Les pays du grand Maghreb doivent accorder une grande attention à ces dangers qui les menacent et mettent leur avenir en péril… Ils doivent en faire une priorité et en être tenu pour responsables… Les frontières algéro-tchadiennes, algéro-tunisiennes, et tuniso-libyennes, entre autres, nécessitent une protection très rigoureuse qui ne peut être assurée par quelques gardes-frontières ou quelques policiers. Les pays du Maghreb doivent créer des unités militaires et d’intelligence conjointes et intégrées, afin de faire face aux projets terroristes.

Il devrait être clair pour tous que les politiques de coopération économique entre les différents pays du Maghreb ne peuvent pas réussir dans l’avenir tant que le terrorisme n’est pas éradiqué de la région, sans parler de la construction de l’édifice du grand Maghreb qui restera une utopie ou un " rêve " pour de nombreuses générations à venir, en attendant que la Tunisie et l’Algérie, par exemple, puissent le rendre impossible à une bande de terroristes de se déplacer facilement avec leurs otages entre les deux pays.

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