Un drame social

Zghidi_salah-250 Par: Salah Zeghidi

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Personne ne conteste que le problème du sans-abrisme est un drame social qui ne peut être comparé, en termes de gravité, à aucun autre problème social, surtout qu’il touche un nombre croissant d’enfants. En outre, certains pays maghrébins ont récemment enregistré une augmentation remarquable du nombre des petites filles sans abri.

Le phénomène du sans-abrisme existe et s’accroit au Maroc et en Algérie – avec un taux plus faible dans ce dernier -, mais il n’y a pas de statistiques précises sur ce sujet auprès des institutions qui s’en chargent… Toutefois, il suffit de faire un tour dans les rues des grandes villes, notamment Casablanca, pour se rendre compte de l’importance et de la gravité de ce phénomène. Des dizaines de milliers de vieux, de jeunes, et d’enfants sont sans abri et vivent dans les rues, passant une nuit après l’autre dans des conditions difficiles, sans aucun espoir de trouver un logement stable et décent dans un avenir proche…

Les sans abris qui “s’installaient” (si l’on peut s’exprimer ainsi) dans le passé dans les grandes villes, venaient principalement des campagnes voisines ou lointaines. Toutefois, au cours des deux dernières décennies, la situation a changé avec l’émergence d’un nouveau segment des sans-abris qui appartiennent aux villes, c’est à dire qu’ils y sont nés…

De nombreux facteurs sont derrière la propagation du sans-abrisme, notamment la rapidité de la croissance démographique au Maroc et en Algérie entre 1960 et 1990, vu que le taux de croissance annuel a atteint 3% en quelques années seulement durant cette période, avant que les autorités des deux pays ne soient convaincues de la nécessité de mener une politique d’encouragement du contrôle des naissances, finissant ainsi par enregistrer une baisse remarquable et progressive du taux de croissance démographique. Il convient également de souligner que la croissance lente du taux de scolarisation au Maroc s’est traduite par le fait qu’un grand nombre d’enfants sont restés en dehors de l’école. Le taux de scolarisation des enfants âgés entre 6 et 12 ans s’est figé entre 60% et 70% jusqu’à la fin des années 90… En outre, pour le Maroc en particulier, l’exode rural continue toujours, même avec un taux plus faible par rapport à la période allant de 1960 à 1990.

Il reste à mentionner la particularité de la situation de la Tunisie dans ce domaine… Ce qu’il faut signaler en premier lieu est les politiques tunisiennes dans un certain nombre de domaines qui influent sur l’émergence et la croissance du phénomène du sans-abrisme… La Tunisie a en effet abordé ce problème très tôt, immédiatement après l’indépendance, en suivant une politique active dans le domaine du contrôle des naissances, et de la réduction de la croissance démographique. Ainsi, Le pays a enregistré une baisse régulière du taux de croissance démographique, au point d’atteindre 1,2% par an maintenant, après avoir été de 3% ça fait un demi-siècle. La Tunisie a décollé rapidement, surtout en 1958 avec le “Programme Al-Msaadi”, qui a été une politique audacieuse pour promouvoir l’éducation. Cette politique s’est poursuivie sans interruption, résultant en un taux de scolarisation des enfants entre 6 et 12 ans qui a dépassé 90% depuis la fin des années 80, et qui a atteint 99% aujourd’hui… En plus de cela, la Tunisie est un pays où le taux d’urbanisation est relativement élevé depuis le milieu du 20ème siècle. En effet, Dans le cadre des efforts fournis pour arrêter l’exode rural, qui était un phénomène important au cours de la première décennie de l’indépendance, les autorités tunisiennes ont procédé à “l’urbanisation” des zones rurales en y créant un certain nombre de quartiers résidentiels, transformant ainsi les villages en des petites villes qui se sont élargies progressivement pour devenir des villes modernes, ce qui a mené à la réduction de l’exode rural presque à néant… Tous ces facteurs, et d’autres, y compris une politique volontaire continue à construire des logements sociaux, ont fait en sorte que le phénomène du sans-abrisme soit presque absent en Tunisie.

Vos commentaires

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Anonyme Il y a environ un an

C’est vraiment très embêtant. Je suggère de sensibiliser nos sociétés afin de réduire ce phénomène.

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Anonyme Il y a environ un an

J’aimerais exprimer mon opinion parce que ce phénomène touche nos sociétés arabes, et on se doit de le combattre.

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Anonyme Il y a 4 mois

Mangez et buvez, mais ne dormez pas //////////////////……………. hhhahah

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Anonyme Il y a 2 mois

Je considère les mendiants comme des criminels qu’il faut supprimer, et je demande aux gouvernements d’éliminer les jeunes irresponsables et d’infliger la peine capitale aux criminels, même les auteurs d’infractions mineures.

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Anonyme Il y a environ un mois

C’est sûrement vrai.

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