Service de Magharebia
Par: Baya Gacemi

Tous les Etats attendent avec curiosité la publication chaque année du classement par l’ONU des pays selon leurs indices de développement humain (IDH). Les Maghrébins comme les autres.
Et c’est normal, ils veulent tous voir à quel niveau ils se trouvent par rapport aux autres. Il est important en effet de savoir à quel stade de développement se situe le pays.
En vérité, ils savent tous dans quelle catégorie ils sont. Ce qui les intéresse en réalité c’est déjà de ne pas tomber dans la catégorie inférieure. Ensuite, s’ils gagnent des placent, ils n’en sont que très satisfaits. Cela peut aider le gouvernement en place à se maintenir et à briguer un autre mandat. C’est le cas bien sûr des pays maghrébins, lesquels, en plus, sont très jaloux les uns des autres. Même s’ils clament à qui veut les entendre que ce classement est partial et qu’il reflète la vision occidentale du monde.
En fait, si les Maghrébins surveillent leur classement respectif, c’est pour voir qu’ils ne sont pas plus mal lotis que leurs « frères ». Ce qui leur importe c’est de ne pas se voir supplantés par le voisin. Ceci est valable surtout pour les deux éternels rivaux que sont le Maroc et l’Algérie.
Ils se complaisent dans leur situation de petits moyens dans la catégorie moyenne sans nullement s’émouvoir du fait que des pays beaucoup plus petits, moins peuplés et sans aucune ressource naturelle comme le Liban ou la Tunisie les dépassent dans ce classement.
Ainsi va le drame des peuples de ces pays. Leurs gouvernants ne tiennent pas du tout compte de ces IDH pour corriger leur politique et essayer d’améliorer les conditions de vie de leurs concitoyens, mais les utilisent au contraire comme moyens de puissance sur le plan géopolitique. En Algérie, par exemple, s’il est vrai que, selon le classement de l’ONU, des progrès importants ont été enregistrés entre 1975 et 2005, il n’empêche que durant ces dernières années on constate une stagnation, voir une régression des conditions de vie des gens alors que les moyens financiers du pays augmentent.
Mais le plus grave est que, dans le pays, la qualité de vie se dégrade de jour en jour, certainement plus qu’au Maroc, classé pourtant loin derrière, et cela, seuls les citoyens algériens peuvent réellement le mesurer puisqu’ils le vivent tous les jours.
Vos commentaires
commentsAnonyme Depuis plus de 2 ans il y a
C’est un sujet intéressant. Je vous encourage.
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