La politique sociale

Driss-benali-1924 Par: Driss Ben Ali

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Peut-on mener une politique économique sans politique sociale ? Si on pose une telle question aux responsables politiques, ils répondront certainement par la négative étant donné que toute politique économique vise en vérité à assurer aux hommes une vie descente.

De ce fait, ce qui est recherché à travers l’action économique des pouvoirs publics, c’est la cohésion sociale. En toute rigueur et en toute logique, toute la politique économique d’un gouvernement pourrait être considérée comme un élément de la politique sociale : en effet, les efforts de relèvement de l’efficacité et de la croissance économique, de plein emploi, de stabilité des prix, etc. n’ont de raison d’être ultime que d’améliorer les conditions de vie de l’ensemble de la population.

Il est toutefois, classique de faire une distinction entre la politique économique stricto-sensu, dont les effets sont globaux, et la politique sociale qui se préoccupe, pour les individus ou des groupes d’individus, de la répartition des revenus entre ménages, de la nature des biens et des services disponibles, de l’insertion de l’individu dans le système économique, dans le système d’éducation, dans le système de santé, dans le système de protection sociale et dans la société en générale.

C’est pourquoi le gouvernement a besoin d’indicateurs qui puissent lui permettre de cerner la question sociale et de disposer d’outils adéquats pour comprendre la question sociale et lui apporter des solutions adaptées.

L’indice de développement humain constitue de ce point de vue un instrument assez efficace. L’IDH tente de synthétiser en une moyenne trois composantes du développement humain (monétaire, éducative et sanitaire). Ces composantes sont le revenu monétaire (PIB par habitant), la santé (espérance de vie à la naissance), et l’éducation(taux d’alphabétisation et taux de scolarisation).

Ainsi, en intégrant de nouvelles variables clés tel la santé et l’éducation, l’IDH rompt avec le modèle basé strictement sur la croissance économique, où les politiques économiques sont essentiellement basées sur l’accumulation du capital physique.

L’IDH permet d’outrepasser le monisme économique pour tendre vers la prise en compte de facteurs sociaux dans le développement.

En somme, repenser le développement revient ici à entrer dans la complexité et l’ampleur de l’action. Pour que le développement soit simultanément économique et humain, il faut tenir compte de la dimension sociale. Celle-ci fait de l’homme l’essence de tout.

Toutefois, cet indicateur, il faut le compléter par des informations sur le fonctionnement de la société, des transformations qu’elle connaît et des contradictions qui la traversent.

En définitive, l’IDH est un indicateur utile mais il n’est pas suffisant, il faut le compléter par les autres dimensions de la vie sociale(gouvernance, environnement, etc), pour en faire un outil de compréhension des problèmes économiques.

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