Une meilleure gouvernance pour la consolidation des programmes de protection de l'environnement

Adel_rochdy Par: Adel Rochdy

091104-zawaya-pic

Les questions de l’environnement constituent un nouveau défi majeur pour les Etats du Maghreb arabe. Le réchauffement climatique et ses conséquences telles que la sécheresse, l’extension du désert, les inondations, la réémergence des maladies, la baisse de la productivité agricole et de la croissance économique, sont autant de problèmes qui nécessitent la mobilisation d’énormes moyens financiers et humains, car selon les experts et rien que pour les seules questions relatives à la pollution, la facture est estimée à plus de deux Euros par tonne de carbone.

Le réchauffement climatique tue chaque année 300 mille personnes et l’ONU commence à recenser les premiers réfugiés climatiques.

La décision des Etats maghrébins de mettre en place des mesures communes a pour objectif de ne pas trop subir les conséquences de ce phénomène nouveau et en même temps continuer à œuvrer pour le développement durable en essayant d’investir davantage dans les technologies innovantes et moins polluantes en vue de protéger leurs écosystèmes.

Vaste programme pour des pays dont le processus d’unification est loin d’atteindre sa vitesse de croisière surtout quand il s’agit d’investissements lourds qui concernent des questions liées au mode et aux conditions de vie des citoyens de la région.

Pour les Etats du Maghreb, la production d’énergie devra doubler pour satisfaire les demandes d’une population qui ne cesse de s’accroitre. De plus, selon des estimations récentes, les états maghrébins devront créer au moins 25 millions d’emploi pour la prochaine décennie, alors qu’une autre question cruciale liée à une activité aussi vitale que l’agriculture devra également être résolue, à savoir l’accroissement du cycle de l’eau : dessalement, traitement et irrigation. L’essentiel du défi des Etats du Maghreb est là.

Les questions écologiques étant intimement liées, il est logique que la préservation de l’écosystème dans la région du Maghreb des Etats implique un effort multiple axé sur une prise de conscience collective, un changement de comportement (économie de l’eau et de l’énergie), un investissement dans le savoir, des investissements communs à travers la création de sociétés de développement.

Au Maghreb le problème ne se présente pas de la même façon selon les Etats. Certes la question à résoudre est la même pour tous, à savoir préserver l’écosystème et maintenir une croissance durable, mais les dégâts ne sont les même selon les Etats. Alors que la Mauritanie souffre terriblement de la dégradation de son écosystème, le Maroc, l’Algérie et la Tunisie amorcent un processus de dépollution à grande échelle. Processus entamé individuellement mais qui tend, à travers une prise de conscience collective, à s’imbriquer par le biais de la mise en place de mesure commune.

Louable initiative qui exige cependant une bonne gouvernance et le renforcement de la démocratie et une importante masse d’argent.

Publiez vos commentaires immédiatement ! Enregistrer

1800 caractères restants (1800 max)

Entrer les chiffres
Button

Autres opinions

Les infos de Magharebia