Croissance économique et environnement : L’incontournable équilibre

Nabila Par: Nabila Saidoune

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Des accords sont conclus au moment même où d’autres consultations sont enclenchées faisant perdurer ainsi un débat intermaghrébin qui ne semble pas trouver d’épilogue.

L’agriculture, l’environnement, la sécurité alimentaire, la problématique de l’augmentation de la production céréalière, l’économie des ressources en eau, ou encore la lutte contre la désertification sont autant de chapitres qui inquiètent plus d’un Etat arabe et plus particulièrement maghrébin à plus forte raison que l’on assiste, aujourd’hui, à une plus grande ouverture des marchés.

Récemment toutes les barrières ont été levées pour permettre aux pays arabes de mener un commerce ouvert. Mais cette expansion du libre-échange suscite de profondes inquiétudes à differents niveaux. Leur préoccupation découle de la perception, très justifiée, que, dans certains cas, les forces du marché et de la concurrence tendent à miner les lois nationales et les accords internationaux sur la protection de l’environnement et assouplissent, par ailleurs, d’autres lois aux fins d’encourager les investissements vers des zones ou des pays où, en apparence, les normes environnementales sont moins élevées.

Or, il est clair que toute activité économique entraîne un impact sur l’environnement autour duquel des atteintes accélérées sont enregistrées et ce par l’utilisation non contrôlée des ressources naturelles, la destruction des richesses. La relation entre croissance économique et environnement s’est, alors, brutalement modifiée avec l’essor de la société industrielle, l’expansion des hommes à travers le monde, l’intensité des échanges et la brutalité de la mise en œuvre des modèles d’exploitation des ressources naturelles ou des besoins des sociétés de plus en plus consommatrices.

L’on ajoute à cela le peu de contact et dialogue qui existe entre les décideurs et les experts en commerce d’une part et les spécialistes en environnement d’autre part. Les échanges sont limités, et rares sont les études détaillées et sérieuses sur les relations concrètes et objectives qui existent entre ces secteurs ainsi que sur les liens qui les unissent.

Pour que le commerce et l’environnement soient complémentaires, une politique adéquate sur l’environnement est nécessaire pour représenter les intérêts des citoyens. Cette politique doit inclure une législation efficace sur l’environnement. Cela suppose une politique volontariste d’anticipation de ces excès, redoutables pour l’avenir de l’humanité. La relation économie-environnement demeure alors intimement liée à l’idée de développement et pour laquelle trouver le juste milieu constitue la solution incontournable.

Il y’a vingt ans, le traité de Montréal a été signé suivi d’autres protocoles dont celui de Kyoto qui n’ont pas toujours avantagé les pays africains. Ces derniers devraient optimiser leur participation au sommet de Copenhague en décembre prochain et faire cause commune de façon a ce que l’UMA et l’Union Africaine prendraient tout leur sens.

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