Service de Magharebia
Par: Monia Ferjani
L’article premier de la Déclaration des principes de la coopération culturelle internationale stipule ce qui suit :
1. Toute culture a une dignité et une valeur qui doivent être respectées et sauvegardées.
2. Tout peuple a le droit et le devoir de développer sa culture.
3. Dans leur variété féconde, leur diversité et l’influence réciproque qu’elles exercent les unes sur les autres, toutes les cultures font partie du patrimoine commun de l’humanité.
Cet article met l’accent sur la valeur des cultures locales et leur rôle dans la formation d’une nation, et sa préparation à s’engager dans un interculturalisme efficace et un dialogue actif entre les civilisations. Toutefois, la préservation de l’identité et culture locales ne signifie pas nécessairement l’introversion qui pourrait conduire à notre recul économiquement et socialement. L’ouverture sur l’Occident, ses langues, sa culture et sa civilisation est devenue une nécessité imposée par le contexte de la mondialisation, pour que nous ne restions pas bloqués dans un système conventionnel.
Kipling a dit un jour: " Que savent-ils de l’Angleterre, ceux qui seule l’Angleterre connaissent "? Le chemin du savoir, de la concurrence et de l’établissement de la présence ne serait complet qu’en apprenant à connaitre d’autres peuples, et la langue est peut-être la caractéristique la plus importante et la plus cruciale de ces peuples. Par conséquent, l’enseignement des langues étrangères est devenu impératif en vue de former des jeunes compétents en sciences et en technologies modernes, et de permettre à nos économies de faire face à la concurrence et de mettre fin à la phase de subordination, pour que nous ne soyons plus comme une éponge qui absorbe l’eau de l’extérieur et se gonfle un peu, sans jamais devenir une fontaine d’eau vive.
Les anciens arabes étaient bien conscients de ce fait, et c’est pour cette raison qu’ils ont appris des différentes sources de connaissances et ont traduit les langues des civilisations passées et celles relevant de leur temps. Par conséquent, ils ont appris, discuté et mis en pratique les sciences des Perses, Grecs, Indiens et Egyptiens antiques. Ainsi, les arabes avaient développé la chimie, la pharmacologie, la géographie, et d’autres sciences, étaient entrés en concurrence avec les pays voisins dans leurs industries, et avaient amélioré leurs commerces après avoir vécu pendant des siècles sous le système pastoral dans leurs déserts isolés. Toutefois, les arabes n’auraient pas pu exceller dans cette concurrence à l’époque s’ils n’avaient pas été une nation dominatrice ; et malgré tout cela, ils n’ont pas réussi à protéger leur culture d’origine de l’invasion des cultures intrusives dont ils avaient appris les langues, en particulier les Perses.
Aujourd’hui, dans le cadre du nouvel ordre mondial, la question qui se pose est : Comment puis-je apprendre les langues étrangères et m’ouvrir aux expériences et sciences des autres nations afin de développer une économie compétitive, sans pour autant compromettre ma propre culture locale ? Comment puis-je interagir avec l’Occident développé, de sorte que je ne tombe pas en récession, tout en protégeant mon identité culturelle de la disparition ? C’est l’équation à laquelle les pays du Maghreb en particulier, et les pays du tiers monde en général, sont confrontés.
Si la formation d’une main d’œuvre capable de rivaliser est notre objectif économique, essayons donc de l’atteindre sans compromettre nos cultures locales, et ce, en affinant les talents de créativité et d’initiative, en rejetant la dépendance et l’imitation, et en promouvant une production parallèle à une consommation mature et rationnelle, vu que pas tout ce que l’Occident nous expédie est compatible avec notre appartenance et patrimoine culturels. L’apprentissage des langues occidentales ne signifie pas l’acceptation des valeurs occidentales à l’aveuglette.
Les Occidentaux considèrent les sciences comme étant sacrées, ont affaire au savoir chaque jour, gardent un œil sur tout ce qui est nouveau, gèrent leur temps de manière efficace, et encouragent les inventions scientifiques et industrielles depuis les premières années de scolarité grâce à des compétitions scolaires qui développent l’esprit de compétition entre les élèves et les forment pour développer les économies de leurs pays quand ils grandiront. Les professionnels travaillant à l’Occident n’arrêtent jamais leur apprentissage afin d’améliorer leurs performances ; ainsi, les programmes de formation sont continus et encouragés par de nombreuses récompenses afin d’ouvrir les perspectives scientifiques et professionnelles.
Les valeurs économiques sont enracinées dans l’Occident, notamment l’apprentissage continu au sujet des expériences des autres nations pour en exploiter les meilleures, la protection de l’économie nationale de toutes les crises et par tous les moyens possibles, l’encouragement de l’industrie locale et l’affectation de budgets importants pour la faire connaitre par les médias et nouvelles technologies de communication. Puisque le monde est devenu un village planétaire, il n’est pas étonnant que les industries occidentales envahissent le monde entier et que leurs économies gagnent la bataille de la concurrence.
Telles sont certaines des causes du progrès que nous devrions prendre en considération lors de l’enseignement des langues étrangères, tout en laissant de côté tout ce qui mènerait à notre occidentalisation et déracinement culturel.
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Vos commentaires
commentsAnonyme Depuis 18 jours il y a
Wow, les marocains ont commencé à faire quelques progrès. C’est très bien, nous devons célébrer cela, il est bien temps que cela arrive, parce que nous les marocains sommes traités de façon injuste. Auparavant, les gens traitaient les marocains d’idiots, mais nous sommes maintenant capables de leur montrer de quel bois nous nous chauffons, hahahaha, yaaaahoooooo!
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Anonyme Depuis 18 jours il y a
Hahahaha, les marocains font des progrès.
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