L'éradication de la violence passe part la prévention, les sanctions et less olutions pénales

Kalthoum_ben_aljia Par: Kalthoum Benalgia

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Phénomène des temps modernes, la violence dans les stades de football prend une ampleur de plus en plus inquiétante tant elle vicie et dénature le sens même de ce sport.

La violence des supporters touche pratiquement tout les pays du monde. Bagarres, envahissements de terrains, insultes, provocations, sont devenus des actes quasi répétitifs qui recommandent des solutions.

Les dégâts qui sont, en effet, énormes : supporters blessés, dégâts matériels et même morts, ont conduit les responsables à prendre des mesures pour éradiquer la violence occasionnée par des supporters aussi passionnés que déchaînés.

Sociologues, psychologues, responsables de sécurité sont unanimes pour signaler qu’un stade de football est un défouloir et sert souvent d’exutoire pour exprimer différents refoulements ressentis par une frange de supporters.

Souvent, la passion dépasse le cadre socialement autorisé pour aboutir à des scènes de violence intolérables.

Plusieurs types de solutions ont été proposés pour juguler ce phénomène. D’abord la prévention, ensuite les sanctions sportives puis les sanctions pénales.

La prévention est un outil civique et civilisé utilisé pour éviter une éventuelle répression. Elle consiste essentiellement à mener des campagnes contre la violence dans les stades, dans les espaces publics, à travers des supports médiatiques.

La création de comités de supporters pour encadrer le public entre également dans ce cadre, avec cependant une réserve de taille. Souvent ces associations de supporters sont encouragées par les clubs parce qu’elles mobilisent le public sportif à chaque match. Cette relation avec les associations de supporters permet aux groupes de supporters qui y relèvent de faire partie de la vie du club. Elles ne sont certes investies d’aucune charge juridique et ne prennent pas de décisions concernant le club, mais souvent elles deviennent des groupes de pression et influencent les clubs. Ce phénomène est particulièrement perceptible en Tunisie où le public est souvent à l’origine de la démission de l’entraîneur.

L’ampleur de la violence a conduit les responsables à recourir aux sanctions sportives. L’exemple tunisien est typique en la matière. Il consiste à infliger des amendes aux clubs à chaque fois que leur public est coupable de troubles.

Face à l’insuffisance de cette solution, les responsables tunisiens ont prévu, dans les statuts de la Fédération tunisienne de football (FTF), un renforcement des amendes en cas de récidive, puis dans un troisième temps ils se sont résolus à prévoir des solutions plus radicales à savoir enlever un, voire deux points au classement au club dont le public commet des actes de violence.

Cette solution n’a pas fait l’unanimité des clubs.

Cette décision qui vient d’être adoptée le 2 octobre 2009 lors de l’Assemblée générale de la FTF, ne fait pas l’unanimité, puisque les clubs ont fait savoir qu’ils ne devraient pas répondre à des actes commis par une poignée de supporters déchaînés et payer à leur place.

Quant aux solutions pénales, elles alternent la prévention et la répression, mais supposent la mise en place de grands moyens que tous les Etats ne peuvent pas se permettre.

Ce sont les pays européens qui, pour faire face au hooliganisme, ont été les premiers à instaurer la fouille systématique des supporters à l’entrée des stades. Une procédure que beaucoup des honnêtes supporters ont jugée humiliante au départ avant de l’accepter devant l’insécurité galopante dans les enceintes sportives.

Une seconde mesure a consisté à répertorier, à travers des caméras vidéo installées dans les stades, les supporters les plus violents en vue de les interdire de stade pour une période plus au moins longue.

La police européenne, en collaboration avec les clubs, est allée jusqu’à créer des banques de données pour recenser les supporters fauteurs de troubles.

Est-ce suffisant cependant ?

Les moyens mis en œuvre pour venir à bout de la violence dans les stades, s’ils sont nécessaires, n’ont pas abouti toutefois à éradiquer ce phénomène.

D’autres efforts restent à faire, notamment du coté des médias qui devraient s’éloigner des commentaires chauds et parfois provocants souvent compris au premier degré par les supporters.

Les médias ont en effet, un rôle important à jouer en dépassionnant les débats sportifs et en les mettant dans leur strict cadre du sport, afin que le sport ne soit pas un prétexte pour raviver la violence, le régionalisme et le racisme.

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